Charles Michel de retour au Palais

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Le roi Philippe a reçu six partis en consultation: le MR, le cdH, le CD&V, le PS, le sp.a et l'Open VLD. Il faut trouver une formule qui permettra de sortir de l'impasse dans laquelle la formation du gouvernement fédéral est tombée. Ce vendredi, Charles Michel a à nouveau été appelé au Palais. Pour se voir confier une mission?

Après l'arrêt de jeu imposé mardi par le cdH, qui a balayé d'un revers de la main la note de l'informateur Bart De Wever, la balle est à présent dans le camp royal.

Le Roi doit en effet trouver la personne idéale pour dénouer le sac de noeud dans lequel la Belgique politique est empêtrée. Le refus du cdH de s'embarquer dans une coalition de centre-droit avec la N-VA, le MR et le CD&V hypothèque  fortement les chances de voir émerger un gouvernement rapidement. 

Le roi Philippe a reçu successivement en audience jeudi les présidents du PS, Elio Di Rupo et Paul Magnette, du CD&V Wouter Beke, du MR Charles Michel, de l'Open Vld Gwendolyn Rutten et du cdH Benoît Lutgen. Et le Roi s'est entretenu vendredi matin avec le président du sp.a Bruno Tobback, clôturant ainsi une nouvelle série de consultations des principaux partis.

Mais ensuite, peu après 13h, on apprenait que Charles Michel (MR) était de retour au Palais pour un nouvel entretien...

Le roi a entamé un nouveau tour de consultations après l'échec de la mission de l'informateur Bart De Wever qui a tenté de jeter les bases d'un projet de centre-droit avec la N-VA, le CD&V, le MR et le cdH. A sa demande, ce dernier a été déchargé mercredi de sa mission par le roi.

Ces nouvelles consultations politiques doivent permettre de temporiser alors qu'un mois après les élections le spectre de la crise de 2010 surgit à nouveau. La tension est montée de plusieurs crans ces dernières heures et il est difficile de savoir à ce stade quel type de coalition finira par l'emporter. Différentes formules existes, toutes autant difficiles à mettre en place les unes que les autres compte tenu des exclusives qui sont posées par les partis en lice (lire ici notre analyse ).

La balle est dans le camp du chef de l'Etat qui sera amené à trouver une formule permettant de sortir de l'impasse actuelle, une façon de permettre que des contacts informels soient pris entre-temps.

Le Palais royal n'a pas communiqué à ce stade sur ses futures intentions: désignation d'un nouveau chargé de mission, poursuite des consultations... Le calendrier de la formation du futur gouvernement fédéral, actuellement dans l'impasse, n'est pas non plus connu à l'approche du week-end.

Mais le Roi pourrait désigner un informateur dès ce vendredi. Issu de quel parti? Du CD&V, pour apaiser les différentes parties? Un libéral (MR ou Open VLD) afin qu'on sache s'il existe, au sein des bleus francophones, l'envie de monter au gouvernement sans autre partenaire du sud du pays? Ou, autre possibilité: vu que le CD&V ne brûle pas d'envie de monter au front, un duo d'informateurs pourrait être désigné. Comme cela s'est déjà vu par le passé. On attend la sortie de Charles Michel pour en savoir plus sur l'option choisie par le souverain.

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