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analyse

Charles Michel dit avoir fait le job (job, job) et demande la confiance à ses troupes

©BELGA

En une heure, au Parlement, le Premier ministre a balayé l’action de son gouvernement et les chantiers qui lui restent à achever. Les députés débattront et voteront mercredi majorité contre opposition la confiance à l’exécutif Michel. La Belgique (politique) entière a la tête en campagne électorale.

Le président a dit: "Collega’s" et il a tapoté avec son petit maillet sur le bureau. C’était hier, lundi, 14h19, au Parlement fédéral, et Siegfried Bracke est un Gantois ponctuel. Charles Michel a ensuite boutonné son costume bleu nuit, il est allé se planter devant la (noble) assemblée et a cité du Nelson Mandela en guise d’entame à l’exercice.

"Promesse tenue sur le tax shift. Les faits sont là. 1,5 milliard d’euros supplémentaires viendront renforcer les 6,5 milliards mobilisés depuis 2016."
Charles Michel
Premier ministre (MR)

L’exercice de la déclaration gouvernementale, passage obligé de la mi-octobre, là où un Premier ministre vante/vend l’action/les réalisations de son exécutif et où l’opposition râle/hue, se termine invariablement par des députés de la majorité qui votent la confiance au gouvernement tandis que l’opposition ne la lui accorde pas (ça, c’est pour mercredi). Une seule fois, hier, au Parlement, on a vu l’opposition applaudir le Premier ministre Charles Michel. C’était quand celui-ci a fait l’apologie des services de sécurité qui, vaille que vaille, veillent à la sécurité de tous les Belges.

Pour le reste, applaudissements nourris des parlementaires de la majorité (Bart De Wever compris, notez-le) à au moins quatre reprises durant le speech de "leur" Premier.

C’était quand celui-ci a dit: "Promesse tenue sur le tax shift. Les faits sont là. 1,5 milliard d’euros supplémentaires viendront renforcer les 6,5 milliards mobilisés depuis 2016. Dès le 1er janvier 2019, les revenus pour les bas et les moyens salaires augmenteront à nouveau. Le gain total du tax shift c’est une hausse nette du revenu jusqu’à 150 euros par mois pour les bas salaires."

"Certains répètent qu’il s’agirait d’emplois précaires. C’est faux! Nous stimulons les jobs. Et ce sont massivement des jobs de qualité."
Charles Michel
Premier ministre (MR)

Les soutiens de Charles Michel ont beaucoup aimé quand celui-ci est revenu sur les emplois créés: "Jobs, jobs, jobs, c’est une obsession. Et c’est une réalité pour 219.000 personnes supplémentaires. Chaque emploi décroché est un succès. Pour la personne concernée, pour sa famille, mais aussi pour l’ensemble de la société. Certains répètent qu’il s’agirait d’emplois précaires. C’est faux! Nous stimulons les jobs. Et ce sont massivement des jobs de qualité." (Applaudissements). Et ils ont savouré quand Charles Michel est revenu sur les baisses des cotisations patronales et des charges pesant sur le travail en faisant sienne la formule que De Wever avait balancée à la tête de Paul Magnette il y a cinq ans: "Show me the money! Here is the money. 12,9 milliards d’euros pour les gens qui travaillent et créent de l’emploi". (Re-applaudissements). Et puis les passages sur "les travaux relancés du RER" ou la politique énergétique ont eu leur effet.

À cet égard, alors que les Belges craignent des coupures d’électricité au mois de novembre, Charles Michel a répété ceci: "Les hausses de prix liées à l’indisponibilité anormale du parc nucléaire devront être facturées à Engie-Electrabel. Avec ordre et méthode, nous travaillons pour équilibrer les sources et les besoins d’approvisionnement énergétiques."

On notera enfin la suggestion d’un fonds pour lutter contre les "fake news" et soutenir le fact-checking.

Il était 15h02 ce lundi et la messe, pardon, la déclaration, était dite.

Ces messieurs/dames les députés fédéraux pouvaient regagner leurs villes et leurs villages. La campagne (électorale) n’attend pas.

Et le président Bracke a dit: "Collega’s, à demain."

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