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Charles Michel intègre le cas Vanackere dans un round de nominations

©Photo News

Pour sortir le dossier de la nomination de Steven Vanackere de l’impasse, le Premier ministre entend élargir la discussion à d’autres nominations en cours.

La nomination de l’ancien vice-Premier ministre Steven Vanackere (CD&V) au comité de direction de la Banque nationale n’est pas encore acquise, loin s’en faut.

Cette nomination avait suscité un tollé la semaine dernière. En cause, l’absence de femme au comité de direction de la Banque après le départ de Marcia De Wachter (CD&V). Or l’arrêté royal qui formalise cette nomination n’a pas encore été rédigé. Rien n’est donc figé pour l’instant.

→ Lire notre analyse Big Bang en vue à la Banque nationale

Lundi matin, la présidente du Sénat Christine Defraigne (MR) a évoqué sur les ondes de RTL le problème du respect des quotas hommes-femmes ainsi que le dossier de la libération des intérêts générés par les avoirs libyens gelés. Cette affaire remonte à l’époque où Steven Vanackere était ministre des Finances. Pour Christine Defraigne, ce point est délicat ou en tout cas "risque de l’être". "Il faut faire la lumière, on ne peut pas se permettre d’avoir une tache pour une institution aussi prestigieuse et importante que la Banque nationale."

Prêt à rediscuter

De son côté, l’actuel ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) a fait savoir sur les ondes de la VRT Radio qu’il était "prêt à rediscuter" de cette nomination. Pour lui, c’est "une discussion légitime". Il a fait remarquer au passage qu’aucun parti n’a le droit de se poser en donneur de leçons. "Ces dix dernières années, tout le monde a nommé des hommes à la Banque nationale."

À la question de la politisation de cette nomination, Van Overtveldt juge toutefois "plus sage" de ne pas chambouler les équilibres politiques. Le comité de direction doit, selon lui, être "une émanation du paysage politique".

Par contre, Van Overtveldt ne se prononce pas quant à savoir si la discussion sur le cas de Vanackere doit se tenir au sein du gouvernement. Il juge que c’est au Premier ministre Charles Michel (MR) d’en décider.

Valse de nominations en vue

Celui-ci a pour sa part fait savoir hier que cette discussion devrait cadrer dans une négociation globale sur plusieurs postes de prestige actuellement à pourvoir. Le démarrage de ce "puzzle de nominations" permettrait d’élargir le spectre et de contenter tout le monde.

Le Premier ministre compte mener des entretiens bilatéraux à ce sujet avec les vice-Premiers au cours des prochains jours. Parmi les postes à pourvoir, il y a le CEO de la Société fédérale de participation et d’investissement (SFPI), la présidence du régulateur du secteur de l’énergie (Creg), la vice-présidence de la Banque européenne d’investissement (BEI) et le vice-gouverneur de la Banque nationale.

Il n’est pas certain, pour l’heure, que le dossier puisse déjà atterrir sur la table du conseil des ministres de ce vendredi.

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