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Charles Michel: "La N-VA est démocratique"

©Photo News

Les nombreuses déclarations et l'approche de la N-VA sur la crise des migrants desert l'image du parti, jusqu'à l'intérieur du gouvernement. Le président du CD&V Wouter Beke a accusé ce samedi dans la presse flamande la N-VA "d'empoisonner l'opinion publique". Charles Michel tempère: "la N-VA est un parti démocratique".

"Il n'y a pas le moindre doute: la N-VA est un parti démocratique", a souligné dimanche le premier ministre, Charles Michel, invité du journal de RTL-TVi.

Les déclarations du président de la N-VA ou de certains ministres de son parti, en particulier le secrétaire d'Etat Theo Francken et la ministre flamande Liesbeth Homans ont enflammé le débat sur les réfugiés ces derniers jours. Les tensions entre la Ville de Bruxelles et M. Francken ont encore avivé le feu. L'opposition a vivement dénoncé les propos et la gestion de la crise par les nationalistes flamands. Dans la majorité, certains ont également grincé des dents. 

Le président du CD&V Wouter Beke, également bourgmestre de Bourg-Léopold, a par exemple critiqué  fortement, samedi dans Het Nieuwsblad, son partenaire de coalition, la N-VA, sur son approche dans la crise des migrants. Il accuse le parti nationaliste d'empoisonner l'opinion publique."D'une part, on ne peut pas demander aux bourgmestres de prévoir des places d'accueil supplémentaires et, d'autre part, de polariser et d'empoisonner l'opinion publique, en tant que parti", estime-t-il.

Wouter Beke dénonce le double langage de la N-VA sur le dossier des réfugiés. Selon Wouter Beke, le secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken demande à tous d'organiser des places d'accueil pour les réfugiés alors que son parti est favorable au renvoi des bateaux vers la côte turque. "Avec un tel double signal, les communes ne se sentent pas soutenues pour créer des places d'accueil".

Charles Michel a insisté sur l'action et les décisions prises par son gouvernement. "Je veux que l'on décide, que l'on travaille pour améliorer la situation", a-t-il dit. A ses yeux, il est normal qu'il y ait un débat entre les trois partis flamands de la majorité. Quant à la N-VA, celle-ci a déjà gouverné avec les socialistes à la Communauté flamande durant plusieurs législatures et elle participe à de nombreuses majorités communales, a-t-il rappelé. Si la N-VA n'était pas démocratique, le MR n'aurait d'ailleurs jamais formé un gouvernement fédéral avec elle, a-t-il ajouté.

Le PS s'engouffre dans la brèche

Par ses déclarations, Bart De Wever porte atteinte à la réputation, à l'honorabilité du pays, estime Elio Di Rupo, président du PS, interrogé samedi par la Libre Belgique.  Pour Elio Di Rupo, les déclarations de Bart De Wever sur les migrants sont "de nature à encourager ceux qui expriment déjà un sentiment raciste".

"C'est d'autant plus navrant et grave qu'il s'agit du président d'un parti membre du gouvernement fédéral. C'était déjà grave quand il était dans l'opposition, mais ici, Bart De Wever engage la responsabilité politique du gouvernement", selon Elio Di Rupo. 

L'ancien Premier ministre critique aussi les déclarations du secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, également membre de la N-VA. "Ce que je reproche à Theo Francken (...), c'est qu'à travers ses déclarations, on sent une sorte d'encouragement au racisme, vraisemblablement pour plaire à l'extrême droite" 

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