live

Coalition Vivaldi: il faudra des "signaux très forts" pour rétablir la confiance, prévient Rousseau

Les préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a) ont présenté ce lundi leur démission au Roi, qui l'a refusée. Ils poursuivent donc leur tâche de préformation d'un futur gouvernement fédéral, avec un nouveau rapport attendu ce mercredi 23 septembre au plus tard.
  • "Nous les détruirons dans l'opposition", prévient De Wever

    Le président de la N-VA, Bart De Wever, s'attend à ce que les partis de la coalition Vivaldi poursuivent leur tentative de former un gouvernement. "Je pense qu'ils vont continuer. Les amis bleus devront se mettre à genoux", a déclaré Bart De Wever. "Nous les détruirons dans l'opposition, ce ne sera pas difficile", a-t-il ajouté.

    Dans le même temps, le député de la N-VA Theo Francken espère que "tout le monde y pensera, en particulier le CD&V". "Revenons à cet accord historique et exécutons-le. Ce serait mieux pour le pays que ce qui nous arrive maintenant". Francken répète tout de même que le pays a besoin d'un accord PS-N-VA. "Un accord entre le PS, le plus grand parti et la force politique dominante en Wallonie, d'une part, et la N-VA, le plus grand parti et la force politique dominante en Flandre, d'autre part. Si cet accord n'est pas conclu maintenant, il le sera en 2024 ou en 2028. Cet accord doit être conclu afin de remettre ce pays sur les rails et de lui donner une nouvelle direction".

    Concernant le président du MR, Georges-Louis Bouchez, Francken dit entre autres qu'il est "très motivé" et "a une vision à long terme", mais qu'il restera aussi "un fauteur de troubles" et "un Donald Trump dans sa façon d'aborder les choses".

  • Rousseau: "Des signaux très forts seront nécessaires pour rétablir la confiance"

    "Des signaux très forts seront nécessaires de la part de certains" pour rétablir la confiance, a déclaré le préformateur Conner Rousseau après que le roi ait refusé sa démission et celle d'Egbert Lachaert. "Il me semblait impossible de rétablir cette confiance ce matin, mais si le roi  le demande, je vais essayer de rendre cet impossible à nouveau possible." Il est assez clair que le président du sp.a fait référence au président du MR, Georges-Louis Bouchez. "Je suis énormément déçu de voir que certains acteurs reculent, à quelques jours d'un accord, en revenant sur ce qui a été convenu, en brusquant les gens et en provoquant", a déclaré Conner Rousseau.

    "La récréation est terminée."
    Conner Rousseau
    Président du sp.a

    "Avec la meilleure volonté du monde, je ne comprends pas pourquoi quelqu'un voudrait que ce projet échoue", a ajouté le préformateur. Mais il a indiqué que la confiance n'était plus au rendez-vous. C'est pourquoi Lachaert et lui ont offert leur démission au roi, qui a refusé et les a appelés à poursuivre leur travail. Conner Rousseau s'est dit honoré de retrouver la confiance du souverain et continuera à chercher des solutions "avec tous ceux qui le veulent, mais seulement ceux-là". Il espère que "l'on mettra maintenant fin aux absurdités, aux jeux et au sabotage". "La récréation est terminée", a-t-il conclu.

  • Le Roi refuse la démission des préformateurs

    Les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau se sont rendus au Palais à 17h pour rendre leur démission au Roi. Le Palais Royal indique dans un communiqué que le Roi a refusé leur démission et leur a demandé de poursuivre leur mission de préformation d'un futur nouveau gouvernement fédéral, appelé à remplacer l'exécutif minoritaire de Sophie Wilmès. Le Roi demande alors à tous les partis concernés de rétablir au plus vite la confiance.

    Les préformateurs feront à nouveau rapport au Roi au plus tard le mercredi 23 septembre. Ce qui laisse théoriquement le temps aux 7 partis (PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen et CD&V) d'accorder leurs violons, sachant qu'ils se sont engagés à inscrire une déclaration gouvernementale à l'ordre du jour du Parlement le 1er octobre.

  • Lachaert et Rousseau attendus chez le Roi à 17h

    Les préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a) sont attendus chez le Roi à 17h pour rendre leur rapport. 

  • 484 jours, 8 informateurs, 6 préformateurs, 0 gouvernement

    Retrouvez l'historique des tentatives de formation d'un gouvernement fédéral, depuis les élections du 26 mai 2019 jusque la nomination du duo de préformateurs Lachaert - Rousseau en cliquant sur ce lien.

  • Les scénarios sur la table

    Ce lundi devait potentiellement déboucher sur un sérieux pas en avant vers la formation d'un gouvernement. Mais patatras! Ce lundi, tout semble compromis.

    Le sp.a ne veut plus du MR

    La coalition Vivaldi est en passe de tomber aux oubliettes. Le sp.a ne veut plus du MR à la table des négociations.

    Pourquoi?

    L'attitude du président du MR Georges-Louis Bouchez irrite les autres partis en discussions pour lancer la formation d'une coalition Vivaldi (PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen, CD&V).

    Fin de mission?

    Les négociateurs de la Vivaldi se sont retrouvés ce lundi midi pour tenter d'aplanir les différends apparus ce week-end. "J'espère que la nuit a apporté de la sérénité", a dit le préformateur Egbert Lachaert. Mais entre-temps, le parti de l'autre préformateur, Conner Rousseau (sp.a), a exclu de continuer à négocier avec le MR.

    On en est là. 

    Si le sp.a maintient sa position, Egbert Lachaert devrait logiquement se retirer de sa mission de préformation et la coalition Vivaldi appartenir au passé. "Fin de mission", ce sont d'ailleurs les échos qui parviennent de l'Open Vld à nos collègues du Tijd. Les deux préformateurs iraient alors chez le Roi cet après-midi pour constater l'échec de leur mission. 

    Le Palais reprendrait alors la main pour un tour de consultations.

    N-VA, cdH ou élections?

    Certains voient le cdH remplacer le MR dans l'attelage, un attelage rouge-orange-vert + Open Vld (78 sièges +1). Mais les libéraux flamands sont loin d'être chauds à l'idée d'un gouvernement sans leur pendant francophone.

    Autre scénario: le retour de la N-VA à la table. Mais on sait qu'Ecolo et MR avaient recalé le projet négocié par Bart De Wever et Paul Magnette à l'été. Par ailleurs, pourquoi le sp.a voudrait-il négocier avec le MR de Georges-Louis Bouchez après avoir exclu de continuer à négocier avec lui dans une configuration "plus à gauche". Une majorité N-VA-PS-sp.a-Ecolo-Groen-CD&V-cdH (avec ou sans VLD, mais sans le MR), disposerait aussi d'une majorité. Mais un tel scénario signifierait que les verts acceptent de négocier avec la N-VA et que le VLD lâche le MR. Ce qui est loin d'être gagné.

    Dans ce contexte, le scénario d'un retour anticipé aux urnes refait surface. 

  • Remplacer le MR par le cdH?

    Rien n'est fait et il est trop tôt pour se lancer dans des pronostics tant la situation politique change d'heure en heure. Mais la prise de position du sp.a, qui exclut désormais de négocier avec le MR, ouvre la possibilité d'un scénario où le cdH entrerait en ligne de compte en lieu et place du parti de Georges-Louis Bouchez.

    Cet attelage rouges-verts-oranges + Open Vld représente une majorité potentielle de 78 sièges à la Chambre (75 sont nécessaires), plus Emir Kir, ex-PS qui siège désormais comme indépendant. Ce matin, en radio, le président du cdH Maxime Prévot a affirmé que son parti n'avait pas pour "vocation de jouer la roue de secours", mais que son parti pouvait être "un acteur de solutions". Sous-entendu, le cdH reste disponible, bien qu'il ait été écarté de la Vivaldi.

    Problème: l'Open Vld accepterait-il de voir son parti frère, avec lequel il a réaffirmé cet été qu'ils étaient indissociables, écarté du gouvernement? Les libéraux flamands excluent en tout cas qu'Egbert Lachaert poursuive sa mission si le scénario sur la table n'est pas la coalition Vivaldi incluant le MR. 

    Les forces en présence au parlement fédéral

  • Pour le MR, "il n'y a pas d'autre solution que la Vivaldi"

    Le bureau élargi du MR a unanimement réaffirmé, ce lundi matin, sa volonté absolue de travailler pour arriver, d'ici au 1er octobre, à un accord sur la formation d'un gouvernement de plein exercice bénéficiant d'une forte majorité parlementaire dans l'intérêt du pays.

    Plusieurs mandataires du Mouvement réformateur ont démenti, ce lundi, qu'il y ait la moindre volonté de leur parti de saboter les négociations en vue de former une majorité fédérale dite Vivaldi, rassemblant sept partis (PS, sp.a, Open Vld, MR, Ecolo, Groen et CD&V).  "J'ai compris que certains me visent", a sobrement commenté M. Bouchez à sa sortie de la réunion, en ajoutant qu'il "respecte tous les accords". "Peut-être Georges-Louis Bouchez est-il le seul homme à avoir résisté à Bart De Wever (président de la N-VA). Certains veulent le lui faire payer", a affirmé M. Jeholet. 

    "Pour nous il n'y a pas d'autre solution que la Vivaldi", a aussi déclaré le ministre wallon Jean-Luc Crucke à la sortie du bureau élargi devant la presse. Les libéraux souscrivent toujours à l'objectif de former un gouvernement le 1er octobre. Ils ont réaffirmé leur soutien à leur président, Georges-Louis Bouchez, et à la Première ministre Sophie Wilmès, qui fera partie de la délégation du MR aux négociations fédérales.

  • Le sp.a ne veut plus du MR

    Le sp.a. ne veut plus négocier une coalition Vivaldi tant que le MR est à la table des discussions, rapportent nos collègues du Tijd qui se basent sur des échos à l'issue du bureau de parti des socialistes flamands. Le sp.a juge que l'attitude du président du MR Georges-Louis Bouchez rend impossible la formation d'une coalition incluant les libéraux francophones.

    Rappelons que le président du sp.a Conner Rousseau officie en tant que préformateur en duo avec Egbert Lachaert. Cette position du sp.a signifie donc la fin de leur mission. Le préformateurs sont toujours attendus chez le Roi cet après-midi.

    Le sp.a plaiderait dès lors pour d'autres formules: le remplacement du MR par le cdH, voire le retour d'un scénario incluant la N-VA.

    Pour Egbert Lachaert (Open Vld), il serait cependant difficile d'accepter de laisser tomber le MR. Une nouvelle impasse politique semble donc se profiler et le scénario d'élections anticipées refait surface.

    ©Photo News

  • Lachaert met un coup de pression

    Egbert Lachaert (Open Vld), co-préformateur (avec Conner Rousseau, sp.a) a mis un coup de pression sur les autres partis de la Vivaldi. Après les nouveaux contretemps intervenus ce week-end attribués à l'attitude de Georges-Louis Bouchez (MR), Egbert Lachaert met la pression: il veut des avancées ce lundi, sans quoi il ne poursuivra pas sa mission, rapporte le Standaard.

    "J'espère que la nuit a apporté un peu de sérénité", dit le libéral flamand, qui estime qu'il a pris "assez de risques" dans sa mission. 

  • Les verts appellent à reprendre les négociations au plus vite

    Les deux partis écologistes ont appelé, ce lundi, à une reprise "au plus vite" des négociations entre les sept partis engagés dans la formation d'une coalition fédérale baptisée Vivaldi, en affirmant que "le pays a besoin d'un gouvernement rapidement"

    Les écologistes francophones sont "plus que jamais déterminés à, main dans la main avec leurs homologues de Groen, trouver une solution", ont-ils indiqué dans un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire de leur bureau politique. "En ce sens, ils appellent chacun des partenaires engagés dans la recherche d'une solution d'ici au 1er octobre à reprendre au plus vite les négociations sur le fond de telle sorte que l'engagement qu'ils ont tous pris au parlement puisse se concrétiser", ajoute le texte.

    "Les Belges du nord, du centre et du sud du pays ne comprendraient pas et n'accepteraient pas un échec."
    Rajae Maouane
    coprésidente d'Ecolo

    Selon l'autre coprésident d'Ecolo, Jean-Marc Nollet, "les travaux ont suffisamment avancé sous l'égide d'Egbert Lachaert, rejoint ultérieurement par Conner Rousseau, pour qu'un ambitieux accord, dans lequel chacun des partenaires se retrouve, puisse être déposé au parlement, conformément aux engagements pris".

    Pour les coprésidents d'Ecolo, "si elles sont importantes, les questions de personne ne peuvent prendre le dessus sur les enjeux de fond".

  • Maxime Prévot: "Le cdH peut toujours être un acteur de solution"

    Invité de Matin Première ce lundi matin, le président du cdH est revenu sur les négociations en vue de former un gouvernement ce dimanche et la suspension de celles-ci. Rappelons-le, les discussions ont été suspendues. En cause, semble-t-il, l'attitude imprévisible du président du MR Georges-Louis Bouchez. Celui-ci a accordé ce week-end une interview au magazine flamand Humo où il déclare notamment que "le gouvernement sera plus à droite avec les Verts qu'avec la bourguignonne".

    Face à l'attitude du MR, certains en Flandre verraient bien l'éjection des libéraux francophones, au profit du cdH. Alors qu'en pense son président? 

    Sans jamais le citer, Maxime Prévot s'est exprimé sur le comportement du président libéral. "La vocation du cdH n'est pas de jouer la roue de secours en fonction des claquements de doigts des uns ou des autres", commente l'humaniste. "Par contre, l'actualité, assez pathétique reconnaissons-le, m'amène à concevoir qu'il y a manifestement dans le paysage politique certains éléments plus perturbateurs que stabilisateurs. Le cdH peut toujours, lui, être un acteur de solution. Je vois que certains passent plus de temps à savonner la planche, à prendre des attitudes qui ne sont pas très constructives. On sait tous que la situation est tendue et délicate objectivement. Faire des interviews durant ces négociations, qui doivent se faire de manière discrète pour aboutir, vise à donner quelques baffes aux partenaires potentiels. C'est, à mon sens, un problème à la fois de loyauté, mais aussi de maturité." 

    N'étant pas autour de la table, Maxime Prévot ne peut pas se permettre de donner plus de bons ou mauvais points à chacun. "Mais il y a des attitudes récurrentes", poursuit-il. "Quand on fait de la politique, on aime les médias, mais il faut pouvoir résister à la tentation quand la situation est particulièrement tendue, ne pas sauter sur tout ce qui bouge pour faire parler de soi. À force de faire n'importe quoi, on devient n'importe qui", conclu le président humaniste. 

    ©Valentin Bianchi

  • Le PS reproche à Bouchez de vouloir imposer Wilmès

    Invité de Bel-RTL ce lundi matin, Frédéric Daerden (ministre du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, PS) a clairement dit que l'attitude du président du MR par rapport à la nomination du Premier ministre constituait un "élément de crispation" pour le Parti socialiste. "Il faut tenir compte des résultats aux élections et notamment que la famille socialiste constitue la première famille politique du pays".

    Il ne faut pas venir en disant: ça doit être madame Wilmès, point à la ligne.
    Frédéric Daerden
    Ministre du budget de la FWB, membre du PS

  • Qui sera Premier ministre?

    Les discussions sur le casting ministériel se sont poursuivies tout le week-end, avant l'interruption des négociations suite à la parution d'une interview de Georges-Louis Bouchez dans Humo, qui a crispé ses partenaires à la table des négociations.

    Qu'y dit le président du MR de si crispant? Notamment que, pour lui, il ne fait aucun doute que Sophie Wilmès restera au 16 rue de la Loi pour diriger la nouvelle coalition gouvernementale. Résultat: cette dernière a été appelée à la table par les autres partis, pour "cadrer" Georges-Louis Bouchez, jugé trop imprévisible dans les négociations.

    Qui sera Premier? Outre Sophie Wilmès, les noms d'Alexander De Croo (Open Vld), Hilde Crevits (CD&V) et Paul Magnette (PS) reviennent le plus souvent. Mais à ce state, rien n'est tranché puisque les sept partis se sont quittés sans accord dimanche soir.

    Seul chose sûre, l’homme ou la femme qui représentera la Belgique dans le monde entier, celui ou celle qui va incarner le gouvernement et conduire les affaires du pays devra d'abord avoir les qualités d'un bon diplomate pour faire cohabiter une coalition hétéroclite...

    C'est l'objet de notre chronique politique: Le Premier ministre, d'abord un fin diplomate

     

  • Bonjour et bienvenue dans ce direct

    Ce lundi, les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau sont attendus chez le Roi pour faire rapport de leur mission.

    On s'attendait à ce que ce passage par la case royale permette de passer à la phase de formation. 

    Mais ce week-end, nouveau contretemps: le président du MR Georges-Louis Bouchez a été au centre de crispations de ses partenaires à la table des négociations (Lire le résumé des faits).

    De nouvelles discussions devraient avoir lieu ce lundi, à l'issue des bureaux de parti.

    Les différends seront-ils aplanis? Le temps restant suffira-t-il pour s'accorder sur le nom d'un/une formateur/formatrice? Le Roi va-t-il devoir une nouvelle fois prolonger la mission des préformateurs?

    Suivez la journée dans ce direct.

    ©Photo News

Plus sur Les Marchés

Messages sponsorisés