Coens: "Vivaldi est un compositeur"

Le président de CD&V plaide pour un gouvernement d'urgence. "On doit pouvoir diriger, mettre un budget sur pieds."

La bourguignonne est morte et enterrée, la Vivaldi est morte-née. C'était samedi, le message du président du CD&V, Joachim Coens sur Radio 1, suite à la fin de mission de Koen Geens.

Après cet énième échec, la pression sur le CD&V pour se libérer la N-VA et rejoindre une "coalition Vivaldi" avec les libéraux, les socialistes et les verts augmente.

L'écologiste Kristof Calvo, entre autres, a lancé une offensive de charme dans une interview samedi.

Mais Coens ne s'incline pas. "Qu'est-ce que Vivaldi? Pour moi, c'est aujourd'hui un compositeur."

Koen Geens a tenté de concilier N-VA et PS à partir d'une position centrale
Joachim Coens
Président du CD&V

Comme Hilde Crevits et Koen Geens aussi, le président du CD&V exprime sa frustration face au niet du président du PS, Paul Magnette. "Koen Geens a tenté de concilier N-VA et PS à partir d'une position centrale. Mais si le pont devait être franchi, il préférait partir. Je trouve ça très grave".

Coens souligne une fois de plus qu'étant donné les défis majeurs auxquels le pays est confronté, il est impératif d'avoir un gouvernement "majoritaire dans les deux parties du pays". Lire: sans le PS ou sans la N-VA n'est pas possible.

Et il déclare clairement qu'il est en faveur d'une sorte de gouvernement d'urgence, même si cette piste est loin d'être évidente.

"On doit pouvoir diriger, un budget doit être établi et il y a des problèmes majeurs tels que le climat et la sécurité qui doivent être abordés", a déclaré le président du CD&V.

Coens appelle la Banque nationale une "institution intéressante". La banque a plaidé la semaine dernière par l'intermédiaire du gouverneur Pierre Wunsch pour un "budget d'urgence", afin de contenir le déficit budgétaire toujours croissant.

En plus de la Banque nationale, selon Coens, d'autres "experts" peuvent potentiellement apporter leur contribution au scénario d'un gouvernement d'urgence.

Mais si ce scénario échoue également, de nouvelles élections seront alors la seule option. Mais Coens met en garde contre ce scénario: "Les gens ont voté en mai. C'est la tâche de la politique de travailler avec ces cartes. La responsabilité politique sera grande si nous ne pouvons pas le faire."

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