Coronalert: comment fonctionne l'app de tracing belge? (vidéo)

Coronavirus: comment fonctionne Coronalert, l'app de contact tracing belge?

Les autorités lancent ce mercredi Coronalert, l'application de contact tracing. Mode d'emploi, protection des données et efficacité, voici tout ce qu'il faut savoir avant de la télécharger.

Après 6 mois de gestation et de retournements de situation, elle est enfin là. Elle, c’est Coronalert, l’application digitale destinée à enregistrer anonymement vos contacts rapprochés et vous prévenir en cas de contact avec une personne contaminée.

Le tracing digital est là pour pallier les manquements du tracing manuel qui se base sur la mémoire humaine et la confiance, deux paramètres peu fiables. Coronalert va se servir ce que nous avons tous dans nos poches, nos smartphones.

Mode d'emploi, protection des données et efficacité. Regardez la vidéo ci-dessous pour tout savoir sur l'application Coronalert avant de la télécharger.

Coronavirus: comment fonctionne Coronalert, l'app de contact tracing belge?

Le principe est simple: après avoir téléchargé l’application et activé votre Bluetooth, l’application va enregistrer les identifiants anonymes des smartphones qui resteront à moins d’1m50 de vous pendant plus de 15 minutes. L’application vous notifiera si vous avez croisé une personne qui s’est révélée positive au coronavirus. Dans le cas où vous avez des symptômes, l’application vous proposera d’aller vous faire tester. Si votre test est positif, elle vous laissera le choix de prévenir ou non les personnes que vous aurez croisées.

Ça, c’est pour le fonctionnement. Concernant la protection des données, les concepteurs de l’application assurent avoir pris toutes les mesures de protection nécessaires grâce à l’utilisation du protocole DP3T sur lequel se base l’application. Ce protocole assure une décentralisation des données. Cela signifie par exemple que l’historique des identifiants anonymes croisés restera stocké sur votre smartphone.

Recours au Conseil d’Etat

Malgré les garanties apportées par les concepteurs et responsables du tracing, le traçage réalisé au moyen de l'application ne serait, selon la Ligue des droits humains (LDH), pas aussi anonyme qu'annoncé. Il entraînerait des risques de discrimination potentielle et d'atteinte à la vie privée.

L'association affirme que "Sciensano dispose d'une base centralisée de données sensibles", comportant des données personnelles des individus. Il existerait dès lors une menace "de voir des données réutilisées ultérieurement, avec pour conséquence des risques de discrimination potentielle". Estimant que l'arrêté de pouvoirs spéciaux relatif à la stratégie de traçage ne respecte pas les garanties minimales en matière de droits fondamentaux, la LDH a demandé ce mardi son annulation devant le Conseil d'État.

L'application Coronalert ne semble pourtant pas poser de problème de respect de la vie privée à Test Achats qui, après un examen "méticuleux", lui attribue une "très bonne note" finale. "Sur la base des données collectées et envoyées, il n'est pas possible d'identifier directement ou indirectement une personne. L'application fonctionne de manière totalement anonyme", souligne l'organisation de consommateurs.

Les avis divergent donc sur le degré suffisant de protection des données de l’application. Le citoyen sera seul juge en acceptant ou non de télécharger Coronalert.

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