De Wever sceptique sur l'aboutissement des négociations

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a mis en garde mardi contre la stratégie "perfide" de certains partis qui jouent avec la pression économique et financière pour forcer la constitution d'un gouvernement. Il souhaite conclure les négociations actuelles, a-t-il assuré, même s'il se montre sceptique sur leur aboutissement.

"La crainte que j'ai maintenant, c'est que l'on a perdu le 'momentum' et qu'il sera très difficile de le retrouver", a-t-il expliqué lors d'une conférence au Cercle de Wallonie.
Selon lui, il n'est plus question maintenant de perdre du temps. "Si les sept partis qui négocient ne sont pas capables de conclure, qu'on ait l'honnêteté de le dire et de ne pas prolonger à l'infini", a-t-il souligné.

De Wever a donné aux entrepreneurs wallons réunis à Namur sa vision de l'histoire de la Belgique qui a mené à l'avènement de deux démocraties, l'une francophone et l'autre flamande, radicalement différentes. Il a énuméré les domaines où les divergences se ressentaient particulièrement -politique socio-économique, asile et migration, sécurité sociale, etc.- tout en se refusant à intervenir dans un jeu francophone dominé par le PS.
Interrogé à propos du MR comme partenaire éventuel de coalition, il est resté très prudent. "Le PS a gagné en Wallonie. Il mène la danse. Ce n'est pas à moi de dire qui va être à la table des négociations. On peut se retrouver à une table de déjeuner mais je n'ai pas le pouvoir de dire aux francophones: il faut changer la formule", a-t-il fait remarquer.

Le président du MR, Didier Reynders, était chargé d'introduire Bart De Wever devant le Cercle de Wallonie. Il était intéressant d'entendre le point de vue de l'un des principaux négociateurs sur des points qui n'ont toujours pas été abordés six mois après les élections, a-t-il commenté.

Interrogé en marge de la conférence, Reynders s'est montré très prudent: "Lisez nos programmes. Il y a une orientation politique en Flandre qui est de centre droit alors que du côté francophone, l'Olivier s'est clairement positionné sur la gauche (...). Avec le MR, nous avons sans doute une position plus intermédiaire, comme nous l'avons eu dans les différents gouvernements auxquels nous avons participé".

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