Dermagne endosse le rôle de "facilitateur" social

Le ministre Dermagne veut jouer un rôle de "facilitateur" entre patrons et syndicats. ©Photo News

Alors que Pierre-Yves Dermagne (PS) tente de rapprocher les points de vue entre partenaires sociaux, des membres de son parti plaident pour un assouplissement de la loi de 1996.

Deux réunions: une première avec les représentants syndicaux, une seconde avec les organisations patronales. Tel était le programme mercredi du ministre de l'Economie et du Travail, Pierre-Yves Dermagne. Celui qui se considère comme un "facilitateur", mais n'entend pas se substituer à la concertation sociale, a rencontré les deux bancs dans l'espoir de relancer le dialogue.

Pour rappel, les syndicats ont quitté la semaine dernière la table des négociations salariales avec le patronat, estimant les discussions, basées sur une marge maximale d'augmentation des salaires de 0,4%, vouées à l'échec. D'après eux, cette marge ne peut être qu'indicative, une approche que refusent les employeurs. La concertation sociale étant dans l'impasse, la balle se retrouve dans le camp du gouvernement.

"Le ministre a écouté plus qu'il n'a proposé pour l'instant."
Thierry Bodson
Président de la FGTB

Après une semaine de consultations informelles, Dermagne s'entretenait donc pour la première fois physiquement avec les deux bancs. "Il a écouté plus qu'il n'a proposé pour l'instant", a expliqué le président de la FGTB, Thierry Bodson.

Dans les prochains jours, le ministre exposera les points de vue des deux parties au gouvernement. "L’objectif est de proposer une méthodologie, en collaboration avec le président du Groupe des Dix, pour relancer la concertation sociale", a-t-il précisé. 

"L’objectif est de proposer une méthodologie pour relancer la concertation sociale sur l’accord interprofessionnel."
Pierre-Yves Dermagne
Vice-Premier ministre et ministre de l'Economie et du Travail

Du côté des syndicats, on se veut relativement confiant, d'autant que plusieurs responsables politiques ont exprimé publiquement des positions en phase avec leurs arguments. Après Paul Magnette, c'est le secrétaire d'Etat Thomas Dermine qui vient de se positionner en faveur d'une révision de la Loi de 1996, qui encadre l'évolution des salaires.

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