Di Rupo: 'Pas de caricatures'

Le Premier ministre Elio Di Rupo (PS) a réagi mercredi, depuis New York, aux critiques venues des entrepreneurs flamands, et en particulier celles de Luc Bertrand (AvH), critiques qui se sont abattues sur son gouvernement. Il calme (évidemment) le jeu.

"Nous devons rester constructifs. Ce n’est pas le moment de faire des caricatures. Je comprends le sentiment d’insatisfaction, je reconnais que nous vivons une période d’incertitude mais je plaide fermement pour que chacun garde une attitude constructive ", répond-il au flot de critiques exprimées ces derniers jours sur la gestion de son gouvernement – Luc Bertrand a reçu le soutien de nombreux collègues chefs d’entreprise, après son attaque dans "L’Echo", centrée notamment sur le climat fiscal et les mesures qui pourraient être prises à l’avenir.

Elio Di Rupo rappelle le long chemin fait depuis la formation de son gouvernement et les effets positifs de la politique menée depuis lors : le taux de refinancement à long terme (10 ans) de l’Etat belge a baissé de 5,8 % à 2,6% et la différence (spread) avec le taux allemand est trois fois moins élevée qu’avant la formation du gouvernement. Di Rupo se réjouit aussi de la croissance du PIB belge qui reste " remarquable ", par comparaison avec celle des pays voisins.

" J’ai toujours été humble et je le reste mais la réalité économique qui est celle de la Belgique aujourd’hui est bien meilleure qu’il y a un an. Je pense que beaucoup d’autres pays signeraient directement pour connaître la même situation. Nous avons un accord de gouvernement et je m’y tiens. Si nous voulons en changer, il faut l’accord des six partis ", rappelle le Premier ministre.

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