Di Rupo réclame un traité interdisant l'espionnage informatique

©BELGA

Le Premier ministre belge s'est montré mardi favorable à l'adoption d'un traité sur l'utilisation d'internet protégeant la vie privée des citoyens. Devant l'ONU, la présidente du Brésil Dilma Rousseff a vivement critiqué les programmes d'écoutes américains.

Le Premier ministre belge Elio Di Rupo s'est montré mardi favorable à l'adoption d'un traité sur l'utilisation d'internet protégeant la vie privée des citoyens, dans la foulée des critiques exprimées devant l'ONU par la présidente du Brésil Dilma Rousseff sur les programmes d'écoutes américain, qu'elle a qualifiés d'"intenables", en violation du droit international.

"Personnellement, je comprends parfaitement la présidente brésilienne", a-t-il affirmé à quelques journalistes en marge de la 68ème Assemblée générale de l'ONU à New York.

"Je crois que (l'adoption d'un tel traité ou du moins d'une certaine forme de réglementation) c'est inévitable", a ajouté M. Di Rupo à l'issue des interventions de Mme Rousseff, qui était suivie par celle du président américain Barack Obama.

Le chef du gouvernement a toutefois noté que la rédaction de nouvelles règles afin d'interdire des écoutes illégales ou les intrusions informatiques par des Etats risquait de s'avérer "très compliquée".

"Il y a les tenants du laissez-faire sans limites, il y en a d'autres qui voudraient limiter au maximum" l'usage d'internet, a-t-il expliqué en se disant partisan de la liberté d'internet.

"Mais il n'y a rien à faire, on ne peut pas accepter qu'on nous espionne, que l'on porte atteinte à la vie privée, à la réputation des êtres humains. Cela (internet) ne doit pas être un instrument de guerre, mais bien un instrument de paix et de développement", a ajouté le chef du gouvernement.

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