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Discordances sur la pension minimum et l'impôt sur la fortune

Georges-Louis Bouchez, président du MR, en est certain: ce nouveau gouvernement va plancher sur une pension minimum à 1.580 euros brut, et non pas 1.500 euros net. ©BELGA

Visiblement, tous ne sont pas d'accord sur les contours du nouveau montant de la pension minimum. La cotisation spéciale dans le cadre de la pandémie génère aussi son lot d'interrogations...

Alors, en brut ou en net, cette pension à 1.500 euros? C'est une des grandes promesses de ce gouvernement. L'annonce doit déjà être modérée par les termes de sa mise en oeuvre. Le travailleur ne touchera le montant de la pension minimum garantie qu’à l’issue d’une carrière complète, soit 45 années de labeur.

"C'est 1.580 euros brut, je ne comprends pas cette polémique, il suffit de voir les tableaux budgétaires."
Georges-Louis Bouchez
Président du MR

Puis, il y a déjà cette incertitude sur le montant. En effet, à la lecture de l'accord, il semble acquis qu'il s'agisse bien d'un montant de 1.500 euros net, ce que le PS et Écolo confirment. Le texte dit: "La pension minimum sera progressivement relevée (carrière complète et incomplète) vers 1.500 euros net pour une carrière complète."

Pourtant, du côté du MR, on parle de 1.580 euros brut.

"Il aurait été plus prudent de dire que nous arriverons à 1.500 euros brut en 2024, c'est même 1.580 euros brut, un peu plus..." , s'est exclamé le président des libéraux francophones sur Bel RTL ce jeudi matin.

Il a expliqué que "le tableau budgétaire prévoit 760 millions d'euros, c'est le coût de la pension à 1.580 euros brut. Si nous avions voulu faire 1.500 euros net, il aurait fallu 3 milliards 600 millions rien que pour la pension, alors que nous avons prévu 3 milliards 300 millions rien que pour les dépenses nouvelles."

D'après les estimations d'Okra, une association de seniors à Bruxelles et en Flandre, une pension de 1.580 euros brut livre une pension de 1.450 euros net.

Contribution des grandes fortunes

Flou aussi sur la levée d'argent pour réaliser cet accord politique. " Il y aura des impôts nouveaux qui ne toucheront pas les travailleurs. On va taxer davantage les multinationales, les grands acteurs du net", a précisé sur Bel RTL Paul Magnette, le président du PS qui a endossé le rôle de co-formateur de ce gouvernement Vivaldi,

"Pour l'impôt sur les grandes fortunes, il faut lire l'accord. C'est une contribution spéciale dans le cadre de la pandémie. Il faut lire toute la phrase, mais je dis que ce ne sera pas une nouvelle taxe."
Georges-Louis Bouchez
Président du MR

Le socialiste parle aussi d'une "contribution des hauts patrons et des fortunes de plus d'1 million d'euros, hors immobilier, qui ira en soutien au budget des soins de santé". Voilà qui ressemble à un impôt sur la fortune.

Georges-Louis Bouchez, le président du MR, a présenté les choses autrement: "Ce gouvernement a pris un engagement clair: pas d'impôts, pas de taxe nouvelle, pas d'augmentation sur les gens qui travaillent, épargnent et entreprennent. Dans cet accord, il y a une contribution sur les géants d'internet. Pas d'impôt sur le patrimoine et sur le revenu. Pour l'impôt sur les grandes fortunes, il faut lire l'accord. C'est une contribution spéciale dans le cadre de la pandémie. Il faut lire toute la phrase, mais je dis que ce ne sera pas une nouvelle taxe." Il promet que cette "contribution" ne touchera pas la classe moyenne.

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