"Doel 4 pourrait être en arrêt jusqu'à la fin de l'année"

©ANP XTRA

Des sources de la VRT laissent entendre que Doel 4 pourrait être à l'arrêt jusqu'à la fin de l'année. Plus tôt dans la journée, Elia assurait qu'il existe suffisamment de possibilités de remplacement, comme l'énergie solaire et l'importation d'électricité, pour compenser la fermeture temporaire de Doel 4.

La fermeture vraisemblable du réacteur nucléaire Doel 4 pour une durée d'un mois pourrait se prolonger jusqu'à la fin de l'année selon des sources de la VRT.

Le dommage causé par le sabotage est plus élevé que prévu, a appris la VRT auprès d'une "source fiable". Electrabel s'en tient encore à la date du 15 septembre pour la réouverture et dit également ne pas encore avoir une vue d'ensemble des dommages.

Plus tôt dans la journée, on apprenait qu'une fermeture temporaire ne devrait pas générer de gros problèmes pour la sécurité d'approvisionnement en Belgique, a fait savoir le gestionnaire du réseau électrique Elia. Selon la porte-parole de l'entreprise Barbara Verhaegen, il existe suffisamment de possibilités de remplacement comme l'énergie solaire et l'importation d'électricité. De plus, la consommation électrique est actuellement plus faible que lors des mois hivernaux.

Le réacteur Doel 4 a une capacité de 1.039 MW. Il a été inopinément arrêté la semaine passée après qu'on a constaté une fuite d'huile de graissage dans la turbine à vapeur. L'exploitant de la centrale, Electrabel, a annoncé lundi que la turbine avait été endommagée par l'incident. Il a fixé la date du 15 septembre pour la relance du réacteur.

Les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 sont par ailleurs toujours à l'arrêt en raison de la poursuite de l'enquête relative aux fissures constatées en leur sein. Une décision quant à leur relance doit être prise d'ici la fin de l'année. Les deux unités génèrent ensemble quelque 2.000 MW d'énergie électrique.

Au total, c'est donc la moitié de la capacité nucléaire de production électrique en Belgique qui est actuellement hors de service. Une situation intenable à long terme, mais qui ne représente pas de danger pour la sécurité d'approvisionnement dans l'immédiat, selon Elia. "Il existe suffisamment d'alternatives comme les énergies solaire et éolienne ou l'importation. De plus, la consommation entre les mois de juin et de septembre est inférieure à ce qu'elle est le reste de l'année", explique la porte-parole en se fondant sur les données des années précédentes.

Electrabel tente également de calmer le jeu. "Nous avons un parc de production flexible qui nous permet de palier les interruptions temporaires", explique Geetha Keyaert. L'énergie hydraulique de Coo et la centrale au gaz de Drogenbos ont ainsi été mises à contribution depuis l'arrêt de Doel 4. Il a également été demandé aux gros clients de limiter leur consommation pour une certaine période.

Une enquête est actuellement en cours pour déterminer le ou les auteur(s) de la fuite survenue à Doel 4. Elia se refuse pour l'instant à indiquer quand des problèmes d'approvisionnement pourraient survenir, estimant qu'il est trop tôt pour le déterminer. Le gestionnaire du réseau précise néanmoins que la situation deviendra précaire si Doel 3 et Tihange 2 demeurent fermés cet hiver.

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