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Droit de vie VS droit de grève

Journaliste

Au droit de grève, au droit au travail, il faudra désormais opposer le droit de vie.

Tout le monde se souvient des blocages routiers lors de la grève de lundi à Liège. On a parlé de la chaussée de l’E40 dégradée par le feu mis aux palettes de chantier, des bagarres entre grévistes et automobilistes. Jusqu’à hier, personne n’avait parlé de ce chirurgien coincé dans les bouchons, et arrivé en retard sur son lieu de travail. Mais hier, l’incident a pris une tournure dramatique. La patiente qui devait être opérée par le-dit chirurgien est décédée. Par la faute de ces quelques syndicalistes en colère.

Au droit de grève, au droit au travail, il faudra désormais opposer le droit de vie. Mais plus choquant encore, dans cette affaire, est la "justification" apportée par le responsable liégeois de la FGTB, Francis Gomez: "Si cet hôpital n’est pas capable de dédoubler un chirurgien de garde, alors c’est cet hôpital qui a un problème de fonctionnement". C’est tout. Pas une excuse, pas un mot de condoléances. Non… Juste un lâche "C’est pas moi, c’est l’autre".

La condoléance est, elle, venue fort heureusement du siège de la FGTB. Il y manquait peut-être juste une petite signature… Comme Rudy de Leeuw ou Marc Goblet par exemple.

Le Premier ministre, Charles Michel, a appelé jeudi chacun à respecter les règles en vigueur dans un Etat de droit après les incidents survenus à Liège à la suite de l'action organisée par la FGTB. Le droit de grève n'est pas absolu, a-t-il fait remarquer devant la Chambre. "La liberté de grève s'arrête là où commence la liberté de ceux qui veulent se rendre sans contrainte à leur travail, à l'école ou à l'hôpital."

Le blocage d'une autoroute est interdit, a ajouté le Premier ministre qui a qualifié de "graves" les incidents de lundi. M. Michel a d'ailleurs présenté les condoléances de son gouvernement à la famille de la touriste danoise décédée dans un hôpital de la Cité ardente.

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