Ecart salarial: 16 %, dit la FEB

La FEB (ici, Pierre-Alain De Smedt, son président) a une lecture beaucoup moins optimiste de l'écart salarial entre la Belgique et les pays voisins (photo Belga) ©BELGA

La FEB conteste les chiffres du rapport d'un groupe d'experts remis au "kern". Pour elle, l’écart salarial par rapport aux trois pays voisins ne serait pas de 4,6 %, mais de... 16%.

Le comité ministériel restreint (le "kern") a reçu lundi le rapport sur l'écart salarial qu'a rédigé un groupe d'experts. Ce dernier s'élève, pour 21 secteurs étudiés par ces experts, en moyenne à plus de 16 %, indique mardi dans un communiqué la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB).

Le calcul des experts, qui chiffre à 4,6 % le handicap salarial de notre pays en 2011, prend en compte les réductions de charges patronales et les subventions dont bénéficient les entreprises. Ce chiffre comprend à la fois les subventions salariales (soit 6,2 milliards ventilés entre activations, titres-services, Maribel social, baisse de précompte diverses, bonus à l’emploi régionaux,…), mais aussi les réductions de cotisations patronales linéaires (5,03 milliards d’euros).

A la fin de l'année passée, lorsqu'il a terminé la première épure du budget 2013, le gouvernement a demandé à un collège d'experts (Banque nationale, Bureau du plan, Conseil central de l'économie -CCE- et Institut national des statistiques) d'évaluer le handicap salarial des entreprises belges par rapport aux pays voisins. Le CCE a estimé celui-ci à 5,2 % "brut", c'est-à-dire sans tenir compte des subsides salariaux.

Mais la FEB a une tout autre lecture des chiffres. Pour la fédération patronale, le handicap salarial s'élève en moyenne à plus de 16 % pour les 21 secteurs étudiés par le groupe d'experts. "Sans la diminution des charges de ces dernières années, notre handicap salarial par rapport à nos principaux partenaires
commerciaux aurait été encore bien plus important", ajoute la FEB.

Le groupe d'experts s'est aussi penché sur le montant investi par les entreprises dans la formation des travailleurs. Ces investissements atteignent plus de 2,2 %, de sorte que l'objectif interprofessionnel de 1,9 % a été atteint, souligne encore la FEB.

Ce rapport montre que "notre pays a vu sa force concurrentielle s'affaiblir ces dernières années, mettant ainsi à mal notre rospérité et nos emplois", dit-elle encore. La FEB demande dès lors l'élaboration d'un "pacte de compétitivité" qui devra mettre l'accent sur la diminution de l'écart salarial.

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