Ecolo : "une addition de mesurettes", "pas assez de structurel" pour la N-VA

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Ecolo regrette que le gouvernement se soit abstenu de mettre en place une contribution des revenus des capitaux à l'effort global.

"Personne n'est dupe: l'addition des mesurettes décidées par le gouvernement Di Rupo n'est pas de nature à changer structurellement de cap", déplore samedi Ecolo, dans l'opposition au parlement fédéral, après le bouclage du contrôle budgétaire dans la nuit de vendredi à samedi. Les Verts estiment que "l'équilibre budgétaire trouvé est une fois encore déconnecté du moindre projet socio-économique durable et mobilisateur".

Le parti écologiste constate que ce sont les citoyens qui "paieront le prix fort de l'austérité". Le parti s'inquiète particulièrement des économies aveugles et linéaires à la SNCB, dans la fonction publique ou dans les soins de santé qui ne feront qu'aggraver la situation.

"Aucune des mesures décidées n'est de nature à enrayer le cercle vicieux de l'austérité. Faire croire qu'on a échappé au pire est une chose dont le gouvernement fédéral est capable. Assumer ses responsabilités et prendre des mesures audacieuses, équitables et mobilisatrices n'est par contre pas dans ses cordes", affirment Emily Hoyos, coprésidente, et Muriel Gerkens, cheffe de groupe Ecolo-Groen à la Chambre, qui cosignent le communiqué.

GROEN DÉPLORE LE PEU D'EMPLOIS CRÉÉS

Les écologistes de Groen ont déploré samedi que l'accord sur l'ajustement budgétaire trouvé par le gouvernement fédéral ne crée que peu de nouveaux emplois, et n'apporte donc guère de solution au malaise économique.
    "Le budget (révisé) est devenu un amalgame de petites mesures grâce auxquelles les partis (de la coalition gouvernementale) ne se font aucun mal", a dénoncé le chef de groupe de Groen à la Chambre, Stefaan Van Hecke.
     Selon les Verts flamands, les charges salariales n'ont pas été abaissées, bien que ce soit le coup de pouce dont notre économie a besoin.
     "On pourrait créer des milliers d'emplois rien qu'en réduisant la fiscalité sur le travail en imposant les grandes fortunes et les pollueurs", a souligné M. Van Hecke dans un communiqué.
     Groen s'inquiète aussi d'une "nouvelle attaque contre la SNCB" - la réduction de trente millions d'euros de l'enveloppe allouée à l'entreprise ferroviaire.
     "Pour la troisième fois en à peine un an, le gouvernement impose des "économies aveugles" aux chemins de fer belges, ce qui va "davantage hypothéquer" le service aux voyageurs, au risque d'accroître les embouteillages sur les routes et d'avoir des conséquences sur la santé des personnes vivant le long d'axes fort fréquentés.
     Le parti écologiste regrette enfin que la déductibilité des intérêts notionnels ne soit toujours pas liée à la création d'emplois, que la réforme du secteur financier reste en rade et que les mesures gouvernementales n'incitent pas à investir dans l'économie et les PME tournées vers l'avenir.

PAS DE MESURES STRUCTURELLES SELON LA N-VA

 Pour la N-VA, il n'y a pas "d'économies réelles et structurelles" dans l'accord sur le contrôle budgétaire conclu par le gouvernement. "Relâcher les rênes budgétaires dans un pays dont la dette est aussi importante que l'ensemble de l'économie, c'est irresponsable", affirme le parti d'opposition dans un communiqué.
    Selon la N-VA, le gouvernement se limite à "une série de petites mesures, où les hausses d'impôts prennent à nouveau le dessus et les économies structurelles fortes restent en retrait". Les impôts ont surtout augmenté "en douce" pour les entrepreneurs, selon les nationalistes flamands. "Il est tout à fait incompréhensible que l'on impose de nouvelles taxes aux entreprises à un moment de grandes difficultés économiques."
     Même avec une trajectoire budgétaire assouplie, la N-VA remarque que "même la limitation à 2,4% du déficit n'a pu être atteinte que par une série d'aubaines uniques, comme un super dividende de la Banque nationale"

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