Et si le salarié avait le choix entre le "cash for car" et "le budget mobilité"?

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Il semble que la solution proposée par les partenaires sociaux comme alternative au "cash for car " du gouvernement ait convaincu. Les salariés pourraient ainsi opter entre une carte mobilité spécifique aux transports en commun ou de l'argent à la place d'une voiture de société.

La solution poussée par le conseil national du travail (CNT) comme alternative au projet "cash for car" du MR va finalement être prise en compte par le gouvernement, rapporte "Le Soir". Selon le quotidien, deux possibilités vont ainsi coexister:

• la conversion (ou pas) de la voiture de société en cash
• la possibilité d'avoir un "budget mobilité" (sous la forme d'une carte mobilité) spécifiquement dédié aux transports, dans une optique de mobilité durable.

Les détails de ce "budget mobilité", proposé par les partenaires sociaux, sont actuellement encore discutés en intercabinets, mais les grandes lignes ont été approuvées par la suédoise.

Concrètement, le montant du budget mobilité correspondrait au coût pour l'employeur (y compris les charges fiscales et parafiscales) lié au financement de la voiture de société que le travailleur abandonne.

Il pourra être géré par l'employeur ou être crédité, en un ou plusieurs versements périodiques, sur le compte mobilité du travailleur, via une carte mobilité à utiliser pour les abonnements aux transports en commun, les systèmes de vélos ou voitures partagés, etc.

5%
Voitures de société
Selon SD Worx, seuls 5% des travailleurs sont prêts à totalement abandonner leur voiture de société.

Pour rappel, le Conseil d'Etat a dit du projet "cash for car" qu'il est fort douteux qu'il soit un moyen adéquat pour atteindre l'objectif poursuivi en matière de mobilité durable, "dès lors que l'affectation de mobilité n'est pas liée à des conditions restrictives"...

Cependant, une étude de SD Worx publiée ce vendredi rapporte que seuls 5% des travailleurs sont prêts à abandonner totalement leur voiture de société en échange d'autres solutions de mobilité. 

Plus d'un travailleur sur deux favorables au budget mobilité 

Obtenir un budget de son patron pour financer ses déplacements vers le lieu de travail en transports en communs, les salariés disent majoritairement oui! Selon une étude de SD Worx, 51,8% des travailleurs se déclarent "ouverts" à un budget mobilité. Un intérêt qui est certes plus grand auprès des salariés ne disposant pas d'une voiture de société.

Un navetteur, sans voiture, sur cinq affirme qu'il se rendrait au travail autrement avec un tel budget: une combinaison vélo, auto, transports en commun (33%); le vélo (29%); la voiture (17%); les transports en commun (14%).  

Mais la voiture de société reste très prisée:
• Seuls 5% des travailleurs se disent ainsi prêts à abandonner leur véhicule de société pour d'autres solutions de mobilité.
• 61% des sondés opteraient toujours pour une voiture de société avec 20% qui choisiraient un modèle plus petit, histoire de préserver un budget pour d'autres moyens de transport, là où 9% se verraient bien dans une voiture de société de gamme supérieure en échange d'un abandon d'autres avantages.  

"Le principe central du budget mobilité est que la voiture de société peut continuer à en faire partie, et ne doit donc pas complètement disparaître. Avec un budget mobilité, les collaborateurs peuvent eux-mêmes décider comment régler leurs déplacements entre le domicile et le lieu de travail de manière optimale. Ils choisissent la meilleure combinaison de moyens de transport avec le budget mis à leur disposition par l’employeur," commente Jean-Luc Vannieuwenhuyse, manager au Centre de connaissances juridiques de SD Worx.

Les employeurs aussi semblent adhérer à l'idée du budget mobilité. Ils sont ainsi 42,8 % à se déclarer intéressés. 52,1% d'entre eux envisagent même d'introduire la mesure ou l'ont déjà fait.   

 

 

 

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