Et si vos heures de travail étaient plus flexibles?

©BELGA

Le MR veut vous donner plus de flexibilité dans vos horaires de travail avec son mécanisme de "compte carrière".

• Scénario 1: vous voulez être présent(e) pour les premiers pas/mots de votre enfant, sans sacrifier votre carrière? Mais une fois les ados partis du nid familial, vous êtes prêt(e) à travailler davantage?

• Scénario 2: vous êtes jeune, volontaire et vous voulez le montrer à votre employeur sans comptez les heures que vous travaillez? Mais quelques années plus tard, vous souhaitez avoir plus de temps pour vous occuper d'un parent malade?

Bref, vous souhaitez des horaires de travail plus flexibles tout au long de votre carrière? Et bien, voilà précisément un cheval de bataille du MR. Dans le jargon libéral, on appelle ça le "compte carrière", c'est-à-dire la possibilité d'accumuler du temps de travail pendant une période déterminée et d'en libérer pour d'autres projets à d'autres moments.

Concrètement, le but est de vous permettre de passer par exemple d'un 38 à un 48 heures/semaine ou au contraire de switcher pour un 4/5e quand ça vous arrange. Et s'il vous reste un solde d'heures en fin de carrière, vous pourrez les percevoir en complément de pension.

"Travailler moins, c'est mauvais pour la santé"

"Il s'agit d'un concept libéral, celui du choix de travailler plus ou moins."
Olivier Chastel
Président du MR

La mesure est prévue par l'accord de gouvernement, mais pour réaffirmer son importance, le Mouvement réformateur a décidé d'en faire une de ses priorités pour 2016. C'est en tout cas ce qu'a réaffirmé Olivier Chastel, président du MR, lors de ses vœux à la presse. 

"Il s'agit d'un concept libéral, celui du choix de travailler plus ou moins", selon les circonstances de la vie, a-t-il indiqué lundi. "Nous entendons valoriser le travail, contrairement à d'autres qui estiment qu'il faut en faire moins, que c'est mauvais pour la santé."

Syndicats frileux

D'initiative patronale, la proposition n'est a priori pas reçue avec enthousiasme par les syndicats qui ont critiqué la réforme du crédit-temps qui permettait de consacrer du temps en dehors du travail, sans motif et moyennant revenu. Ils craignent également l'effet de ces mesures sur la pension. 

Le ministre de l'Emploi Kris Peeters quant à lui s'est réjoui dans un communiqué de constater que le MR faisait de cette thématique une priorité, le rejoignant dans l'effort entrepris avec les partenaires sociaux pour réformer les carrières.

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