Et toujours la taxe sur les comptes-titres…

©Kristof Vadino

Même dans les coulisses de la cérémonie de l’Entreprise de l’année, il était question de la fameuse taxe sur les comptes-titres du gouvernement Michel. C’est dire si le sujet fait débat.

Certains se demandent toujours qui a été à l’origine de cette décision. Un nom revient régulièrement, celui de l’économiste Bruno Colmant, nom cité par le Tijd. L’intéressé dément pourtant que l’initiative vienne de lui.

Certains acteurs du secteur rappellent par ailleurs qu’une taxe sur les comptes-titres avait déjà été évoquée voici plusieurs années dans les milieux proches de Febelfin, la fédération belge du secteur financier, sous forme d’une taxe d’abonnement. Ceci surtout afin d’éviter une taxation des plus-values boursières. La situation semble s’être répétée cette année. Tout a été fait pour échapper à une taxe sur les plus-values enregistrées par les particuliers. Mais le niveau évoqué de la taxe sur les comptes-titres était dans un premier temps de 0,05% seulement. Ce n’est que par la suite que ce montant a été triplé à 0,15% afin d’aboutir aux recettes budgétaires escomptées. Les banquiers auraient-ils été piégés?

Cela sent déjà les élections

Une belle brochette de politiques pour la nouvelle gare de Fleurus, qui doit simplifier l’accès à l’aéroport de Charleroi. 

©vadot

C’est un aéropage important de responsables politiques qui s’est déplacé à Fleurus mardi pour la présentation du projet d’une nouvelle gare dans la commune hennuyère couplée à une navette de bus et un renforcement des liaisons ferroviaires dans le but d’améliorer l’accessibilité à l’aéroport de Charleroi (Brussels South Charleroi Airport). Pas moins de trois ministres, le fédéral François Bellot (MR), les régionaux wallons Carlo Di Antonio (Mobilité et Transports, cdH) et Jean-Luc Crucke (Aéroports wallons, MR) étaient autour de la table et on peut comprendre leur présence car l’événement du jour est lié à leurs compétences. Le projet suppose en effet une collaboration entre la SNCB (compétence de François Bellot), les transports en commun wallons TEC/SRWT (Carlo Di Antonio) et Brussels South Charleroi Airport/BSCA (compétence de Jean-Luc Crucke). Petit plaisantin, Jean-Luc Crucke a ironisé en indiquant que Pierre-Yves Jeholet (MR) aurait pu faire le déplacement avec sa casquette de ministre de l’Économie. "On aurait pu faire d’une pierre, quatre coups (4 ministres au lieu de 3, NDLR)", a-t-il plaisanté. La présence de l’administrateur-délégué de la SNCB, Sophie Dutordoir, se justifiait également. Et peut-être aussi de Luc Lallemand, CEO du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire Infrabel, même si ce n’était pas totalement indispensable. On notait aussi la participation d’Olivier Chastel, président du MR, de l’échevin de la Mobilité de Fleurus (alors que la présence du bourgmestre de la localité était largement suffisante) et d’un député wallon (MR), plutôt spécialiste des matières budgétaires. L’Administrateur général de la SRWT, Vincent Peremans et son responsable marketing étaient également de la partie.

Tout ce beau monde était agglutiné autour de la table. Et en raison du manque de places, le CEO de l’aéroport carolo, Jean-Jacques Cloquet, était même relégué dans l’assistance. Au premier rang quand même…

La situation prêtait à sourire, d’autant que le projet n’est pas totalement finalisé et que des options sont encore ouvertes notamment sur l’emplacement précis de la future gare et l’opportunité d’une navette de bus entre Luttre et l’aéroport carolo. On peut se demander si la campagne pour les élections communales d’octobre 2018 n’a pas déjà commencé et si cela ne pousse pas déjà certains à jouer des coudes afin d’être visible…

La piste aux étoiles

©Photo News

Il y avait du bien beau monde dans les tribunes, loges et business seats d’Anderlecht… Des politiques, des CEO, des managers (de foot), des agents de joueurs… Tous venus applaudir les stars planétaires du Paris Saint-Germain: Neymar, Cavani, Mbappé… Pour l’occasion, BNP Paribas Fortis, sponsor historique d’Anderlecht, avait convié plus de 700 invités (un record), dont des membres de la maison mère venus en droite ligne de Paris. Ces derniers ont peut-être dû se demander où se trouvait le logo de leur banque, absente du terrain. C’est désormais l’assureur Allianz qui est le sponsor maillot du club bruxellois pour les matchs en Ligue des Champions. Et, exigence de l’UEFA, les sponsors nationaux ne peuvent pas apparaître autour du terrain. C’est donc le nom… d’un concurrent de BNP Paribas, la banque italienne Unicredit, le partenaire bancaire officiel de l’UEFA, qui apparaissait au Parc Astrid.

Mais que les employés belges et français de BNP Paribas se rassurent, ils se retrouveront (tout au moins certains d’entre eux) lors de la finale de la Coupe Davis qui opposera les deux nations le mois prochain à Lille. Là, le logo de la banque, sponsor attitré de la compétition de tennis, sera partout, on peut vous l’assurer…

Rien que de l’eau, oui mais…

Rien que de l’eau, chante Véronique Sanson. Oui, mais pas n’importe laquelle, ajoute-t-on chez Spadel…

©Photo News

Marc du Bois, le CEO de Spadel, était bien entendu un homme heureux en recevant le trophée de l’Entreprise de l’année 2017, concours organisé par EY en collaboration avec L’Echo et BNP Paribas Fortis. Un trophée qu’il a reçu des mains du ministre- président wallon Willy Borsus. Ce dernier n’aura pas manqué d’être interpellé par les différences, telles que perçues par le patron de Spadel, entre entrepreneurs flamands et wallons. "C’est la fierté qui les différencie. Quand il avance, le Flamand regarde droit devant lui, le Wallon regarde souvent ses pieds." Marc du Bois aime la belle ville de Spa. Et sans doute, cela est-il vrai dans l’autre sens. Chaque année, la présence de l’entreprise sur son sol rapporte plus de 5 millions d’euros dans les caisses de la cité spadoise, une partie non négligeable de son budget. Le CEO l’a d’ailleurs avoué en souriant, quand il franchit la porte de l’hôtel de ville, il se sent un peu chez lui. On le comprend.

Son seul coup de griffe (hormis celui sur les écotaxes) fut pour l’eau servie à la cérémonie de lundi soir. Pas de Spa, mais bien de la Chaudfontaine, qui appartient au groupe Coca-Cola. "J’espère que cela changera l’année prochaine." L’appel est lancé…

Bpost, plus américain

Koen Van Gerven bientôt en tournée américaine. Après des "roadshows" en Europe, la société bpost et son CEO Koen Van Gerven se rendront à New York, Boston et Toronto en décembre. C’est ce qu’il a indiqué lors d’une conférence organisée par l’Union des éditeurs de la presse périodique (UPP) et The Ppress. Plutôt normal de se rendre sur le continent américain quand on vient d’acquérir une société US, Radial, après avoir déjà acquis en 2013 Landmark Global et que l’action est davantage suivie par les investisseurs américains. Le CEO est-il obnubilé par le cours de l’action au point de le scruter plusieurs fois par jour? Non, même s’il avoue qu’il y jette un œil journalièrement. C’est un indicateur parmi d’autres, mais soumis à des aléas, laisse-t-il entendre. "Et puis si le cours grimpe trop, cela peut nous mettre mal à l’aise, car cela implique que l’on ne peut pas décevoir les marchés par la suite", avoue-t-il en souriant.

Good morning, Vietnam

Vietnam, the place to be! C’est ce que s’est dit la Solvay Brussels School (SBB) qui y est présente depuis 23 ans, avec des programmes de MBA en partenariat avec des universités locales (Hanoï et Hô Chi Minh-Ville). Cette semaine, Michel Allé était l’invité de la Chambre de commerce et d’industrie Belgique-Vietnam. Ancien chief financial officer de la SNCB, Michel Allé est professeur et doyen adjoint pour les programmes au Vietnam de la SBB. Le Vietnam, il le connaît bien, il s’y rend régulièrement. Mardi, devant un parterre belgo-vietnamien, il a abordé les relations économiques avec ce pays à la croissance forte et à la population grandissante (93 millions d’habitants), mais aussi les perspectives pour une université européenne de management au Vietnam. Sur ce dernier sujet, il est finalement resté assez discret. Mais certains, en coulisses, soulignent que ce n’est pas la première fois que l’on évoque un projet commun notamment avec la France et les autorités européennes. Jusqu’à présent, les Britanniques étaient plutôt réticents à cette idée d’une école européenne. Mais comme ils quittent l’UE, cela pourrait faciliter les choses.

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