FEB: les chômeurs belges ne sont pas assez activés

©Bert Van Den Broucke (Pieter Timmermans, Directeur général de la FEB à droite)

La dégressivité de nos allocations de chômage s'élève à 10% seulement, contre 40% pour l'Europe. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) tire la sonnette d'alarme.

La dégressivité des allocations de chômage en Belgique est trop faible, selon la FEB qui se réfère à l'enquête de Tempo-Team sur les allocations de chômage et sur les chiffres officiels de l'OCDE. Les employeurs pointent du doigt des allocations qui "ne sont pas suffisamment activatrices".

Cette question devrait être débattue dans les jours prochains entre le formateur du prochain gouvernement fédéral, Elio Di Rupo, et les six partis associés à la future coalition. Dans sa notre, le formateur évoque en effet la possibilité d'accroître la dégressivité des allocations de chômage.  Les chiffres avancés par l'OCDE, et relayés par la FEB, devraient éclairer les débats.

"Les allocations belges diminuent seulement de 10% en moyenne (moyenne pour 4 types de ménages et 2 niveaux de salaire), contre 40% en Europe occidentale. Les mêmes chiffres de l'OCDE montrent en outre que les allocations s'élèvent à 60% du salaire brut antérieur, mais en moyenne à 71% du salaire net antérieur", explique la FEB dans un communiqué.

"La Belgique possède à la fois le régime de chômage le plus onéreux d'Europe et l'un des systèmes de chômage les plus passifs. La formation, l'accompagnement et l'activation des chômeurs sont importants, mais des allocations de chômage activatrices le sont plus encore", ajoute Pieter Timmermans, directeur général de la FEB.

Selon la FEB, des études montrent que les chômeurs sont plus nombreux à réintégrer le marché du travail lorsque les allocations de chômage sont fortement dégressives ou même limitées dans le temps.

"Alors que les entreprises devront pourvoir 500.000 postes de remplacement au cours des prochaines années, le moment est venu d'introduire également en Belgique ce qui représente un courant dominant en Europe et bénéficie du soutien de l'opinion publique belge, à savoir une révision approfondie des allocations de chômage et d'attente", insiste la FEB.

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