Fortisgate: enquête pénale contre Londers

Christine Schurmans et Ivan Verougstraete, hier. Ghislain Londers, aujourd'hui. Les poursuites se précisent dans le Fortisgate.

(L'Echo) -Le Parquet général de Bruxelles a lancé une enquête pénale contre le plus haut magistrat du pays, le président de la Cour de Cassation Ghislain Londers. C'est ce que confirme Roland De Bruyne, porte-parole du parquet général. Londers aurait violé le secret professionnel dans une lettre concernant l'affaire du Fortisgate, qui a fait chuter le gouvernement Leterme I en décembre 2008.

Dans cette lettre se trouveraient des informations confidentielles qui ne pouvaient être divulguées publiquement.

D'après nos informations, la juge Christine Schurmans et le président de la chambre néerlandophone de la cour de Cassation, Ivan Verougstraete, devraient aussi être poursuivis pour violation du secret professionnel par le procureur général de Gand.

Lors de son instruction, le juge d’instruction Heimans avait obtenu l’extension de sa saisine, à savoir qu’il pouvait élargir son enquête à d’autres pistes.

C’est dans la foulée de cette procédure qu’Ivan Verougstraete et Christian Van Buggenhout, l’avocat de l’État lors de l’opération de démantèlement de Fortis, ont été inculpés de violation du secret professionnel.

Toujours selon nos informations, l’avocat Van Bug­gen­hout ne devrait pas être poursuivi.

Mais ce n’est pas tout. Selon des éléments relevant de l’instruction menée par le juge Henri Heimans, il apparaît que Guy Delvoie, président de la cour d’appel de Bruxelles à l’époque des faits, aujourd'hui juge auprès du tribunal pour la Yougoslavie à La Haye, aurait délivré un faux témoignage lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire.

Reste à voir aujourd’hui quelles suites judiciaires seront données à ces nouvelles révélations.   

LB-NK

 

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