François De Smet officiellement candidat pour reprendre la présidence de DéFI

©Tim Dirven

François De Smet veut succéder à Olivier Maingain avec un projet porté sur la simplification des structures internes du parti et le renforcement de l’échelon fédéral. Attendue vendredi, la décision de Didier Gosuin pourrait conditionner d’autres candidatures dont celle de Christophe Magdalijns. Emmanuel De Bock se tâte encore.

À seulement quelques jours de la clôture des candidatures, c’est désormais officiel: François De Smet se lance dans la course à la présidence de DéFI. Pressenti depuis plusieurs semaines comme potentiel successeur d’Olivier Maingain, l’ancien directeur du Centre fédéral Migration (Myria) devenu député fédéral en mai dernier n’a finalement pas attendu de connaître la position de Didier Gosuin pour se déclarer candidat. Selon une source amarante, c’est la ferme volonté de porter son projet qui a finalement poussé le philosophe à sortir du bois, sans attendre une forme de "permission" de la part du ténor auderghemois.

Ledit projet consistera notamment à fluidifier les structures et les procédures internes du parti. François De Smet entend également resserrer les liens avec la société civile dont il est issu et investir l’échelon fédéral. "Celui-ci est délaissé, abandonné. C’est donc le moment de le réinvestir et de proposer une réforme de l’État durable et rationnelle basée sur l’efficacité et non plus pensée sur des bases identitaires. Avec des transferts de compétences vers cet échelon", commente-t-il.

"C’est en Wallonie que le parti a enregistré une progression. C’est le moment de redoubler l’effort."
François de Smet
Député fédéral (DéFi)

La poursuite du développement du parti amarante en Wallonie figure aussi au programme de l’aspirant à la présidence. "Nous avons 40% de membres wallons et c’est le seul endroit où le parti enregistre une progression. C’est le moment de redoubler l’effort", estime François De Smet.

Premier mandataire bruxellois à confirmer sa candidature, François De Smet pourrait donc reprendre, en décembre prochain, le flambeau d’Olivier Maingain, l’homme à la tête des FDF puis de DéFI depuis pas moins d’un quart de siècle. Lui succéder ne sera pas une sinécure. Comme ce fut longtemps le cas de l’actuel président, François De Smet présente l’avantage d’être actif au niveau fédéral en tant que parlementaire.

Le fait d’être un novice en politique peut constituer un handicap sur certains aspects tels que la connaissance des arcanes internes du parti. En revanche, disposer d’une certaine virginité politique peut être un atout. Tout comme le fait de n’appartenir à aucun clan au sein du parti et de pouvoir se placer au-dessus de la mêlée.

Gosuin attendu vendredi

Didier Gosuin ©Photo News

Les amarantes assisteront-ils à un duel De Smet/Gosuin? C’est la grande inconnue à ce stade du processus électoral, le bourgmestre d’Auderghem ayant annoncé sur BX1, télévision locale bruxelloise, qu’il resterait mutique jusqu’à vendredi. Dans les rangs amarantes, le non l’emporte sur le oui au niveau des pronostics même si la prudence est de mise tant Didier Gosuin est jugé insondable.

Si personne ne conteste ni sa personnalité ni son bilan, l’ancien ministre bruxellois de l’économie âgé de 67 ans pourrait renoncer à incarner son parti alors que la tendance est au rajeunissement dans les autres formations politiques. Et ce malgré les nombreux appels du pied pour opérer une transition douce.

Parmi les autres candidats régulièrement cités, le chef de groupe au parlement bruxellois Emmanuel De Bock se laisse 48 heures avant de communiquer sa décision qui n’est visiblement pas encore prise. "Je serai peut-être plus utile comme chef de groupe en me mettant au service d’un projet collectif positif, sans nécessairement vouloir l’incarner moi-même", déclare-t-il.

Christophe Magdalijns ©Laurie Dieffembacq

Le député bruxellois Christophe Magdalijns conditionne quant à lui sa candidature à celle de Didier Gosuin. "Il n’est pas concevable d’avoir deux Auderghemois dans la course." Comme son voisin dans l’hémicycle régional, il envisage de soutenir une autre candidature si le projet porté est inclusif. "Je serai candidat si Didier Gosuin ne l’est pas. Sauf s’il y a un grand projet avec un ticket ou en tout cas une répartition des rôles et des responsabilités entre toutes les personnes désireuses de réformer le parti."

Également en lice selon ses déclarations dans la presse, Julie Leclerq, conseillère communale à Engis dans la province de Liège, n’a pas encore remis son dossier à la commission électorale du parti à l’heure d’écrire ces lignes. Sa candidature n’est vraisemblablement pas portée par le nouveau mouvement lancé ce mercredi par une quinzaine d’élus wallons.

Leur objectif? Peser suffisamment dans l’élection pour s’assurer que le projet du futur président sera fédérateur pour les deux régions. "Comme Olivier Maingain l’a dit, l’avenir du parti passera par la Wallonie. On veut donc s’assurer qu’il y aura des Wallons dans la nouvelle équipe du président pour co-construire le parti de demain", commente Pascal Goergen, échevin à Grez-Doiceau.

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