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Gilles Vanden Burre (Ecolo): "D'ici 2025, plus un euro ne doit être investi dans les fossiles"

Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo, a cosigné une proposition de résolution sur le désinvestissement des secteurs liés aux combustibles fossiles. ©BELGA

Le député écologiste Gilles Vanden Burre espère que le gouvernement fera preuve d'ambition au moment de redéfinir le contrat de gestion de la SFPI en 2023.

Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, est le cosignataire d'une proposition de résolution relative au désinvestissement dans les secteurs liés aux combustibles fossiles. Parmi les dix mesures demandées par ce texte au gouvernement fédéral: le retrait, d'ici 2025, de tous les investissements dans les secteurs liés aux énergies fossiles effectués par les fonds de pension publics ou couvrant les fonctionnaires, par la Banque nationale, la SFPI ou tous les organismes qui dépendent de l'État fédéral ou dans lesquels l'État détient une participation majoritaire. "D'ici 2025, plus un euro ne doit être investi dans les énergies fossiles", résume le député.

"Le contrat de gestion de la SFPI n'est clairement pas le contrat idéal, mais il sera complètement revu en 2023."
Gilles Vanden Burre
Député Ecolo

Pourquoi, dès lors, ne pas avoir profité de la présence des verts au gouvernement et de la révision du contrat de gestion de la SFPI pour inscrire ces ambitions de manière claire et contraignante dans les missions de cette institution, qui est le bras armé de l'État belge en matière d'investissement? "Il s'agit ici d'un ajustement d'un contrat de gestion rédigé par le ministre des Finances, Johan van Overtveldt (N-VA), et qui court de 2018 à 2023. C'est Ecolo-Groen qui a obtenu que l'on intègre ce point sur la finance soutenable. Ce n'est clairement pas le contrat idéal, mais il sera complètement revu en 2023, normalement par le gouvernement actuel. Et il faudra alors être beaucoup plus ambitieux", répond Gilles Vanden Burre.

Le député espère que dans l'intervalle, la proposition de résolution qu'il a déposée avec Dieter Van Besien permettra de faire bouger les lignes. "Nous voulons faire entendre au Parlement des acteurs qui ne sont pas les acteurs classiques, pour porter une vision qui aille au-delà de la décarbonation de l'État et du 'phasing out' des 11 à 12 milliards d'euros de subsides aux énergies fossiles qui a été décidé par le gouvernement. On sait qu'il y a des réticences, mais nous voulons vraiment aller plus loin. Il faut aussi encourager le monde de la finance et le monde économique, qui ont bougé de manière colossale sur cette question ces derniers mois, en mettant en place les leviers adéquats. Même les fonds de pension les plus vautours disent maintenant qu'ils ne veulent plus investir dans les combustibles fossiles. Il y a actuellement un momentum que nous voulons saisir. Il y a une vraie prise de conscience, qui n'existait pas il y a six mois. Mais le politique bouge encore trop lentement. Il faut clairement accélérer."

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