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interview

Gilles Vanden Burre (Ecolo): "Il y a un problème de confiance entre les grévistes de la faim et l'État"

"On ne soutient pas que des gens se mettent dans une telle situation sanitaire. Cette manière de faire, ça ne va pas, mais il faut une main tendue", explique Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, au sujet de la rupture de confiance entre les grévistes de la faim et les autorités. ©Kristof Vadino

Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, estime que le gouvernement doit faire un pas de plus en direction des sans-papiers.

Le bras de fer engagé entre les grévistes de la faim et la coalition Vivaldi n'est pas des plus évidents pour Ecolo. "Des hommes et des femmes meurent sous nos yeux. On ne peut pas s'y résoudre", déplore Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre.

Mais que demande concrètement Ecolo au gouvernement? "Accompagner les sans-papiers, regarder chaque cas et tenir compte de cette situation exceptionnelle (la grève, NDLR). Il y a un problème de confiance entre les grévistes, les associations et l'État. On veut qu'un dialogue s'installe en confiance. Il faudra faire plus que la zone neutre, entrer davantage en discussion directe, de manière individuelle."

Un "appel fort"

On demande pourquoi les verts francophones n'appellent pas d'abord à la fin de la grève de la faim. "C'est notre premier message sur le terrain, on ne soutient pas que des gens se mettent dans une telle situation sanitaire, répond-il. Cette manière de faire, ça ne va pas, mais il faut une main tendue. C'est complexe et un cas n'est pas l'autre, mais par le passé des solutions ont été trouvées."

"Si aucune sortie de crise digne ne peut être trouvée, nous en tirerons les conséquences politiques."
Gilles Vanden Burre
Chef de groupe Ecolo à la Chambre

Une régularisation temporaire? "On y est favorable et c'est possible sur base individuelle dans le cadre de l'accord de gouvernement." Il embraye: "Les syndicats et de nombreuses associations d'employeurs disent qu'on va manquer de main d'œuvre, que plein de métiers sont en pénurie, et que c'est une valeur ajoutée. C'est un appel fort. Ce qu'on demande, c'est que le secrétaire d'État s'engage davantage dans un dialogue. Il faut des signaux, c'est une question de jours."

Tirer les conséquences politiques

Quitte à faire exploser le gouvernement? "Écolo a clairement ré-exprimé son point de vue au Premier ministre dimanche dernier tout en lui demandant de prendre directement le dossier en main. Si aucune sortie de crise digne ne peut être trouvée, nous en tirerons les conséquences politiques, mais l’urgence est toujours, à ce stade, à la recherche d'un consensus."

L'affaire a de quoi donner quelques regrets sur le volet migration de l'accord Vivaldi. "C'est la partie de l'accord qui est la plus compliquée pour nous, admet Gilles Vanden Burre. Mais on l'a présentée à nos membres et plus de 95% d'entre eux ont voté la participation".

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