"Il n'y a pas de liste" pour la réforme des pensions, selon De Croo

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Le conseil des ministres de ce vendredi s'est penché sur les avancées engrangées dans le dossier des pensions, avec notamment l'accord sur les groupes professionnels du secteur public qui pourront être considérés comme fonctions pénibles. Toutefois, pour l'Open Vld et N-VA, il est encore trop tôt pour crier victoire.

Il semble difficile de mettre d'accord tous les partenaires de la majorité au Fédéral sur la réforme des pensions tirée par le ministre de tutelle, Daniel Bacquelaine (MR).

Pour ce dernier, la concertation avec les syndicats est sur de bons rails. Il en veut pour preuve l'accord conclu au sein du comité A de la fonction publique sur la liste des fonctions pénibles, "où près de la moitié des fonctionnaires y figurent, rappelle le ministre des Pensions. Daniel Bacquelaine souhaite arriver à un accord sur les métiers pénibles d'ici l'été.

Trop tôt pour parler de liste pour l'Open Vld et la N-VA

"Ces discussions doivent être menées pour tout le monde, c'est une question d'importance pour la société, et ce genre de questions doit être tranché par le politique, pas par les syndicats".
Alexander De Croo
Vice-Premier Ministre Open Vld

Si le CD&V se réjouit des progrès enregistrés cette semaine, les deux autres partis flamands au gouvernement ne veulent pas entendre parler de liste, voire même d'avancée. Ce vendredi, le gouvernement Michel devait se prononcer sur la question en comité ministériel restreint. À son arrivée, Alexander De Croo, vice-Premier ministre Open Vld, a été très clair: c'est le gouvernement qui prend les décisions dans le dossier des fonctions pénibles, pas les syndicats. Pour le libéral flamand, "il n'y a pas de liste". 

Voilà qui confirme encore que tant l'Open Vld que la N-VA jugent prématuré de parler de liste. Les deux partis de la majorité veulent en fait que cette liste n'arrive sur la table qu'une fois la situation dans le secteur privé réglée. "Ces discussions doivent être menées pour tout le monde, c'est une question d'importance pour la société, et ce genre de questions doit être tranché par le politique, pas par les syndicats", précise encore le ministre De Croo. 

Charles Michel met la balle au centre

Plus optimiste, le vice-Premier ministre MR Didier Reynders a lui souligné que le consensus atteint mercredi relevait "d'une vraie concertation sociale". "C'est une étape, il faut continuer le travail, vérifier que tout ce qui est sur la table respecte le cadre budgétaire", a-t-il estimé. De son côté, le ministre des Pensions a qualifié les critiques émises de "prématurées", soulignant qu'il ne fallait pas oublier que les régimes de pension préférentiels, dont environ 65% des fonctionnaires dépendent, allaient être abolis.

Au final le gouvernement n'a pas pris de décision sur une liste des fonctions pénibles à ce stade du dossier. Le Premier ministre, Charles Michel, préconise de suivre la procédure que le gouvernement s'est fixé tout en avançant en parallèle sur le secteur privé. "Le texte de loi fait un pas en avant et une négociation doit de poursuivre sur certains éléments", a souligné Charles Michel à l'issue du comité ministériel restreint. "Nous devons travailler avec méthode et faire en sorte de suivre la négociation".    

"A propos de la liste, les choses sont claires: à ce stade, il n'y a pas de décision prise par le gouvernement", a encore ajouté le Premier ministre pour qui des "éléments complémentaires" doivent encore être réglés afin de permettre au gouvernement de se prononcer, notamment la garantie d'une cohérence et d'un parallélisme entre le secteur public et le secteur privé.

Une nouvelle réunion sur la pénibilité des fonctions dans le privé est prévue la semaine prochaine.

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