Impôt des sociétés: Reynders relativise la portée de l'étude du PTB

Le ministre des Finances a mis en doute la crédibilité de l'étude en soulignant son origine politique. "Je vous confirme qu'il s'agit d'une étude non pas d'un institut scientifique, mais d'une formation politique, en l'occurrence une formation légèrement d'extrême-gauche", a-t-il ironisé.

Le ministre des Finances, Didier Reynders, a relativisé la portée d'une étude du Parti du travail de Belgique (PTB), publiée mardi en une du Soir, pointant les taux d'imposition réels très faibles dont bénéficient un grand nombre de sociétés en Belgique.

Interrogé à l'issue d'un Conseil Ecofin par une journaliste française, qui lui demandait si les entreprises en question apportaient une contribution satisfaisante aux finances publiques, M. Reynders ne s'est pas ému de la situation.

"Il y a même des entreprises qui ne paient pas d'impôt en Belgique, comme probablement dans d'autres pays, y compris hors de l'Union européenne, par exemple lorsqu'elles ont dégagé des pertes pendant un certain nombre d'années", a-t-il dit. "Et nous risquons d'en avoir quelques-unes encore dans les années à venir avec ce que nous venons de vivre", a-t-il ajouté.

M. Reynders a également mis en doute la crédibilité de l'étude en soulignant son origine politique. "Je vous confirme qu'il s'agit d'une étude non pas d'un institut scientifique, mais d'une formation politique, en l'occurrence une formation légèrement d'extrême-gauche", a-t-il ironisé.

Le Soir a publié mardi une étude réalisée par le PTB, qui a dressé le top 50 des sociétés belges ou filiales de multinationales payant le moins d'impôts. Grâce à des mécanismes d'optimisation fiscale, ces sociétés s'acquittent d'impôts à un taux très faible, souvent inférieur à 1%, alors que le taux normal de l'impôt des sociétés en Belgique est de 33,99%.

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