"J'appelle Charles Michel à maîtriser ses propos"

©BELGA

C'est la guéguerre du week-end... Elio Di Rupo ,ex-Premier ministre avait dit qu'aucun gouvernement n'avait été aussi dévastateur pour les conditions sociales depuis la IIe Guerre mondiale. Charles Michel, son successeur, s'indigne: " Il a sombré dans une démagogie digne des discours d'extrême droite (...) Monsieur Di Rupo préfère attiser la haine". Elio Di Rupo a rapidement réagi: "J'appelle Charles Michel à garder son sang-froid et à maîtriser ses propos." Bac à sable? Cette drôle de dispute illustre aussi la difficulté des enjeux... qui ne sont pas ceux de la IIe guerre.

"Le Premier ministre Charles Michel (MR) estime que son prédécesseur Elio Di Rupo (PS) fait preuve "d'une démagogie invraisemblable", dans une interview publiée par Sudpresse. Le libéral qualifie de "dérapage pur et simple" les propos tenus par le président du PS qui a estimé qu'aucun gouvernement n'avait été aussi dévastateur pour les conditions sociales depuis la IIe Guerre mondiale.

"Ce sont des déclarations indignes! Monsieur Di Rupo est tombé bien bas! Il a sombré dans une démagogie digne des discours d'extrême droite!", affirme le Premier ministre en cours d'interview. "Je ne veux pas personnaliser. Mais j'observe que Monsieur Di Rupo préfère attiser la haine. Il choisit l'outrance. La violence. La division des citoyens. Comparer la situation d'aujourd'hui à celle de la Deuxième Guerre mondiale, c'est faire preuve d'une démagogie invraisemblable! C'est faire le nid des extrémistes!", poursuit le libéral à l'encontre de son prédécesseur au 16 rue de la Loi.

©BELGA

"Les trois raisons du comportement scandaleux" de Di Rupo selon le Premier ministre sont "un cocktail de rancœur, d'aigreurs et qu'il a la trouille du PTB!"

Ce samedi, Charles Michel s'est aussi exprimé lors des voeux du MR. Il est notamment revenu sur la difficile réforme du financement de la Sécu. "Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régresser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!" Toutes les petites phrases de ces voeux bleus à lire ici"Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régresser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!"  "Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régresser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!""Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régresser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!"

"Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régresser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!""Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régresser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!"

©BELGA

 

Le président des socialistes francophones a rapidement réagi, demandant au Premier ministre Charles Michel de garder son sang-froid et de maîtriser ses propos.

"J'appelle Charles Michel à garder son sang-froid et à maîtriser ses propos. Il est évident que nous avons des divergences de vue sur la sécurité sociale et la politique du gouvernement, mais le débat d'idées peut se faire dans le respect de l'autre et avec correction."
 

"Après avoir reculé l'âge légal de la pension à 67 ans, diminué le remboursement des consultations chez le spécialiste et des médicaments, diminué le revenu des travailleurs à temps partiel et surtout (projet de loi déposé cette semaine) mis en péril le financement de la sécurité sociale pour les prochaines années, Charles Michel a manifestement du mal à défendre son bilan en matière de protection sociale et choisit la voie de l'outrance et des attaques personnelles pour détourner l'attention du fond du dossier. La politique mérite mieux que ça."

Le président du PS partage néanmoins l'analyse de Charles Michel lorsque celui-ci déclare que "la Belgique est un des pays qui a le mieux résisté à la crise grâce à ses amortisseurs sociaux".   "En effet, le modèle social belge est parmi les meilleurs au monde. C'est précisément la raison pour laquelle il importe de le protéger et de le renforcer, et non de le détruire comme s'y emploie actuellement le gouvernement MR-N-VA", conclut Di Rupo.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés