interview

Jan Jambon: "Si rien ne marche, il faut retourner aux élections"

Jan Jambon, ministre-président flamand. ©Alexis Haulot

Le ministre-président flamand réitère l'invitation lancée au PS de négocier un accord de gouvernement et une réforme de l'Etat.

A la veille de la fête flamande du 11 juillet, le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA), interrogé par nos confrères du Tijd, estime qu'il ne faut pas avoir peur de retourner aux urnes, si aucune avancée n'est possible dans la configuration actuelle.

"Comment faire autrement dans une démocratie? Ce ne sera certes pas une partie de plaisir, mais nous n'avons pas peur pour autant. La situation sera sans doute encore plus compliquée après de nouvelles élections, mais voilà, s'il faut passer par là..."

Jambon tend une nouvelle fois la main au PS. "Le PS doit encore une fois réfléchir s'il ne souhaite pas conclure avec nous un grand accord. Si nos souhaits respectifs divergent à ce point au plan socio-économique, prenons en acte. Scindons les compétences pour que la Wallonie puisse enfin mener la politique de gauche que ses électeurs souhaitent et pour que nous, en Flandre, puissions faire ce que demandent nos électeurs."

"Nous sommes prêts à négocier un mécanisme de transition de dix ans ou plus."
Jan Jambon
ministre-président flamand

D'aucuns réorqueront que la Wallonie ne peut sortir que perdante financièrement d'un tel accord. Ce à quoi Jan Jambon répond: "Nous avons toujours dit que nous sommes prêts à négocier un mécanisme de transition de dix ans ou plus. Je ne dis pas cela seulement par amour pour la Wallonie mais également par rapport à notre propre intérêt. Si nous coupons les transferts du jour au lendemain, la paupérisation en Wallonie serait gigantesque. Ce n'est pas digne humainement. Et nous serions également préjudiciés, dans la mesure où la Wallonie demeure notre plus important partenaire commercial."

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