L’app de contact tracing sera lancée en septembre

4 Belges sur 10 se disent prêts à utiliser l'application de contact tracing. ©saskia vanderstichele

D’abord annoncée pour juillet, l’application dédiée au contact tracing sera finalement lancée en septembre. Le cadre légal n'est, lui, toujours pas prêt.

L’application dédiée au suivi des contacts dans le cadre de la lutte contre le coronavirus devrait être prête en septembre. C’est Karine Moykens, présidente du comité interfédéral "Testing & Tracing" qui l’a annoncé ce mardi matin sur les ondes de Radio 1. L’application s’utilisera, comme prévu, sur base volontaire. Selon un sondage de l’institut VIAS, 4 Belges sur 10 sont favorables à cette application et disposés à l’installer.

Après plusieurs mois de tergiversations, les autorités semblent s’être enfin accordées. Pour autant on ne sait toujours pas quel projet a été sélectionné. Un marché public avait été annoncé mais n’a toujours pas vu le jour selon nos informations.

Le cadre légal sera-t-il prêt à temps?

Le texte de loi encadrant la pratique du contact tracing sur notre territoire est toujours au stade du projet. L’accord de coopération conclu entre les Régions doit toujours être soumis à l’Autorité de protection des données (APD) et au Conseil d’État. L’APD a déjà émis de sérieuses réserves sur le texte avant d’être consultée officiellement.

Pour éviter un vide juridique concernant le contact tracing, un texte ressemblant fortement à l’accord de coopération a été publié sous la forme d’arrêté royal en "attendant le texte officiel", nous explique-t-on au cabinet de la ministre de la Santé Maggie De Block. Le texte devrait être finalisé et voté en septembre. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le déploiement de l’application est reporté.

Comment ça marche?

Dans le projet d’accord de coopération encadrant le contact tracing en Belgique, il n’était pas clair si les données issues de l’application seraient conservées de façon locale sur les téléphones des utilisateurs, comme recommandé par l’APD, ou si elles seraient intégrées à la base de donnée centrale gérée par Sciensano.

À ce sujet, les Belges sont très clairs: 81 % des répondants à l’enquête de l’institut VIAS préfèrent que leurs données soient sauvegardées de façon sécurisée sur leur propre appareil.

Ce qui est sûr, c’est que l’application fonctionnera via Bluetooth et sous le protocole DP3T utilisé dans plusieurs pays européens. Elle enregistrera avec qui l’utilisateur a été en contact, en partant du principe que l'autre personne utilise aussi l'application.

Ceux qui sont infectés recevront un code de leur médecin qui devra être inséré dans l'application. Elle enverra ensuite un avertissement à toute personne qui est entrée en contact avec la personne infectée.

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