L'impact budgétaire de la crise du coronavirus touche plus le Fédéral que les autres entités

La Première ministre Sophie Wilmès. ©BELGA

Les conséquences budgétaires de la crise du coronavirus sur les finances publiques touchent davantage le niveau fédéral que les entités fédérées et les communes.

La crise sanitaire a sensiblement noirci les perspectives budgétaires des administrations publiques belges. Ainsi, dans les perspectives économiques 2020-2025 de juin du Bureau fédéral du Plan, le solde de financement se dégrade de 32 milliards en 2020 et de l'ordre de 8 milliards à partir de 2022 par rapport aux perspectives de mars. Lorsque l'on répartit cette dégradation entre entité I (pouvoir fédéral et sécurité sociale) et entité II (Communautés et Régions et pouvoirs locaux), l'on constate qu'elle est logée à 75% dans l'entité I en 2020 et que cette part monte à plus de 80% à moyen terme. L'entité I est donc trois à quatre fois plus impactée que l'entité II alors que sa taille budgétaire n'est que de 1,5 fois supérieure à celle de l'entité II, souligne le rapport.

En 2020, la dégradation des finances publiques provient essentiellement de l'impact de la récession sur les recettes fiscales et parafiscales et sur certaines dépenses sociales, ainsi que de l'impact des mesures de soutien discrétionnaires, estimées à 8,6 milliards en 2020 dans les perspectives économiques de juin et réparties environ pour moitié entre chaque entité.

À moyen terme, l'impact durable voire permanent attendu de la crise sur le Produit intérieur brut (PIB) conduit à une dégradation durable des finances publiques via les agrégats budgétaires en lien avec l'activité économique: les recettes fiscales et parafiscales et certaines dépenses sociales, et via les charges d'intérêts. Le coût des mesures de soutien s'efface, lui, dès 2021, ces mesures étant temporaires (limitée à 2020), ajoute le Bureau du Plan.

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