L'informateur Paul Magnette rencontrera les huit partis impliqués

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Le président du PS a été chargé par le roi Philippe d'une mission d'information. Mission acceptée par Paul Magnette qui fera un premier rapport au Roi le 18 novembre.

Le roi Philippe a pris acte des conclusions des préformateurs Geert Bourgeois (N-VA) et Rudy Demotte (PS). Le constat est simple: "les bases pour engager une phase de formation sont insuffisantes", indique le Palais royal dans un court communiqué.

Après avoir consulté le PS et la N-VA lundi et le MR, l'Open Vld, le sp.a, le CD&V et les écologistes flamands et francophones, le Roi a décidé de mettre fin à la mission du duo de préformateurs pour désigner Paul Magnette en tant qu’informateur. A la suite des élections du 26 mai dernier, le Roi était déjà passé par la case "information" en nommant le duo Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) informateurs. Les deux hommes avaient mené une mission d'information de plus de quatre mois.  

Vers un arc-en-ciel élargi 

Le président du PS a accepté cette mission. Il fera un premier rapport au Roi le 18 novembre. Un délai serré.

"Depuis un siècle, le PS a pris ses responsabilités. M. Magnette fera donc de son mieux pour faire aboutir sa mission même si la tâche est complexe."
Porte-parole du PS

Paul Magnette indique qu'il rencontrera tous les partis impliqués jusqu'ici dans les tractations au fédéral, N-VA et écologistes compris. Le socialiste semble toutefois privilégier un attelage excluant les nationalistes flamands, ce qui revient à ne pas disposer de majorité linguistique côté néerlandophone. Une hypothèse jusqu'ici exclue par l'Open Vld et le CD&V, partenaires de la N-VA au gouvernement flamand. Difficulté supplémentaire, l'Open Vld et le CD&V doivent encore se choisir un ou une président(e) de parti. 

Mais, dans le cas où les partis flamands décident de monter au Fédéral sans la N-VA, seule l'option d'une "coalition arc-en-ciel" élargie (PS, sp.a, MR, Open Vld, CD&V, Ecolo et Groen) bénéficierait d'une majorité à la Chambre.  

Le CD&V s'est d'ores et déjà dit "ouvert au dialogue", rappelant tout de même que la Belgique "connaît notre préférence pour former une coalition". Côté francophone, le cdH et ses cinq sièges à la Chambre ont souligné leur disponibilité "pour être du côté de la solution" au Fédéral, sans pour autant affirmer un souhait de monter dans un gouvernement.  

 

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