L'offre de Dassault "trop belle pour être vraie"

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Si la Belgique choisit le Rafale pour remplacer ses F-16, Dassault promet un retour économique de 100% du prix d'achat, ce qui revient à environ 20 milliards d'euros sur 20 ans et plus de 5.000 emplois à haute valeur technologique... "Le lobbying tourne à plein régime" réagit Steven Vandeput, le ministre de la Défense.

Le ministre belge de la Défense Steven Vandeput ne fait pas montre d'ouverture vis-à-vis de l'offre française pour les avions de chasse Rafale, la jugeant "trop belle pour être vraie". "Le lobbying tourne à plein régime, c'est clair", a-t-il commenté.

Et concernant la procédure choisie par les Français, elle n'est "tout simplement pas correcte", selon le ministre N-VA, qui s'en tient aux critères établis. "Les critères sont clairs."

La France a déja promis un "partenariat stratégique et économique", précise De Tijd ce mercredi, si le gouvernement fédéral belge choisit le Rafale et non pas les concurrents F-35 et Eurofighter pour remplacer les F-16. Paris et Dassault Aviation ont depuis lors planché sur une proposition concrète pour séduire le gouvernement belge.

Que propose Dassault? Dassault promet un retour économique de 100% du prix d'achat, ce qui revient à environ 20 milliards d'euros sur 20 ans et plus de 5.000 emplois à haute valeur technologique.

Pour rappel, dans le cadre de son offre de "partenariat stratégique", Paris a proposé de valoriser les retours économiques et sociétaux à au moins 100% de l'investissement. Soit 3,57 milliards. La France y ajoute un engagement pour pérenniser sur "au moins 20 ans" les 800 millions d'euros de commandes annuelles actuelles de Dassault et ses partenaires à la Belgique. Soit un total de 20 milliards d'euros sur 20 ans, soutenant plus de 5.000 emplois répartis entre les trois Régions.
→ Ces 20 milliards incluent l’activité actuelle du consortium en Belgique.

A titre de comparaison, les membres du consortium Eurofighter affirment de leur côté qu’ils réalisent un chiffre d’affaires de l’ordre de 500 à 600 millions d’euros en  contrats annuels en Belgique.

Paris semblait s'être mis hors jeu en ne respectant pas la procédure mise en place par le fédéral pour remplacer les avions de chasse. Mais il semble désormais que les Français et Dassault ne s'en sont pas tenus à la procédure, car ils comptent offrir plus de compensations économiques à l'industrie belge que ce qui est possible dans le cadre établi par le gouvernement belge. Ce qui ne plaît visiblement pas au ministre belge de la Défense...

 

 

 

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