L'Open VLD divisé sur la N-VA

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L'ouverture est venue de la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom. Mais elle nuance... Si l'Open VLD n'est pas opposé à monter dans un gouvernement avec la N-VA, il ne peut y avoir, à son programme, de réforme de l'Etat, dit-elle. Pour son collègue Karel de Gucht, le modèle de la N-VA ne tient pas la route.

 Alors qu' Annemie Turtelboom avait affirmé samedi que l'Open VLD pourrait constituer un gouvernement avec la N-VA si celle-ci renonçait à son fétichisme communautaire, le commissaire européen Karel De Gucht a expliqué dimanche tout les risques qu'il y avait à s'embarquer dans une telle aventure avec la N-VA. 

Selon lui, le parti nationaliste ne s'embarquera de toute façon jamais dans un gouvernement socio-économique sans y greffer son projet confédéraliste.

Or, Karel De Gucht estime que les propositions confédérales de la N-VA ne suffisent pas pour permettre à la Belgique de fonctionner comme pays-membre de l'Union européenne. Le pays perdrait en outre sensiblement son pouvoir d'influence, a-t-il dit au cours de l'émission télévisée "De zevende dag" sur la VRT.

Pour lui, la Belgique sera réduite, dans les propositions de la formation nationaliste, à "l'état de tronc" et amputée de pas mal de compétences. Un Etat-membre de l'Union doit notamment être en mesure d'intervenir pour l'application du droit européen. Un état national doit ainsi être en mesure de jouer les intermédiaires en cas d'infraction impliquant une de ses entités. "C'est impossible dans le système de la N-VA", a commenté Karel De Gucht.

L'absence de diplomatie au niveau national, "cela ne va pas", a-t-il ajouté, avertissant que dans un tel cas de figure, la Belgique ne compterait plus pour la présidence du Conseil européen, ou pour proposer le commissaire européen en charge du commerce.

Pour Turtelboom, il existe des convergences entre Open VLD et N-VA   

"Nous souhaitons, après les prochaines élections, monter dans un gouvernement avec des partenaires qui nous sont proches sur le plan socio-économique. C'est le cas de la N-VA et du CD&V", indique samedi la ministre libérale flamande Annemie Turtelboom dans un entretien au Belang van Limburg. La ministre dit sa préférence à la constitution d'un gouvernement fédéral de centre-droit.

S'adressant de la sorte à la N-VA, Annemie Turtelboom souligne que cela implique que la prochaine législature ne pourra être l'occasion d'une négociation sur une nouvelle réforme de l'Etat. Les libéraux flamands ne souhaitent pas, en effet, s'inscrire dans l'agenda confédéral de la N-VA. "La Belgique a une valeur ajoutée, pour la Flandre également", fait observer Annemie Turtelboom.

De plus, ajoute la ministre, entreprendre des réformes socio-économiques n'est imaginable que dans un climat communautaire apaisé.

Dans l'entretien accordé au Belang van Limburg, Annemie Turtelboom regrette l'absence de pacte de compétitivité, un fait qu'elle impute au CD&V, pris, selon elle, de fièvre électorale.

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