L'UCM appelle aussi à prolonger les mesures anti-crise

Pour l'organisation que préside Marie-Anne Belfroid-Ronveaux, la page de la crise n'est pas tournée.

Si rien ne se passe, les mesures anticrise concernant les employeurs et les indépendants s'éteindront dans 516 heures... prévient l'Union des Classes moyennes (UCM) qui appelle à se mobiliser pour les prolonger!

L'UCM demande au gouvernement de prolonger jusqu'à la fin de l'année les mesures anticrise. Certaines concernent les employeurs (chômage temporaire des employés, réduction collective du temps de travail, crédit-temps individuel). D'autres intéressent les indépendants (report du paiement des cotisations, assurance dite "préfaillite").

Dans le commerce notamment, la reprise tarde, note le syndycat des classes moyennes qui évoque les chiffres des faillites (+ 13,5 % durant les mois d'été par rapport à l'année dernière).

Les mesures en vigueur ont prouvé leur pertinence et leur efficacité. Les 1.510 dossiers introduits par les employeurs ont été approuvés à 93,6 % et ont permis de sauver 75.000 emplois, selon l'OCDE. Selon les chiffres de la Caisse d'assurances sociales de l'UCM, près de 5 % des indépendants ont dû demander un report de paiement de cotisations et sur quelque 500 demandes d'intervention "préfaillite", il n'y a eu que 24 échecs à ce jour.

Une prolongation de trois mois est également nécessaire pour préparer l'atterrissage de ces mesures. Du point de vue des employeurs, il serait dommage que la possibilité de chômage économique pour les employés s'éteigne purement et simplement. Cette disposition a montré, selon eux, toute son efficacité pour éviter des licenciements dans des entreprises en difficultés momentanées, des situations qui se présentent même si la conjoncture est meilleure.

Les indépendants sont aussi aujourd'hui plusieurs milliers à avoir demandé un report de paiement de leurs cotisations. L'expérience de 2009 montre qu'au moment de l'échéance, un tiers d'entre eux seulement peuvent régler la facture. Pour éviter une vague de faillites, il faut prévoir un mécanisme donnant accès à un crédit de caisse ou de soudure à un taux raisonnable, moyennant une évaluation et un accompagnement. Les banques pratiquent sur les crédits à court terme des taux souvent supérieurs à 10 %. C'est excessif pour les indépendants qui ont besoin d'un délai supplémentaire pour revenir à flot.

 

 

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