"La Belgique a assez bien résisté à la crise"

©BELGA

L'OCDE met néanmoins la Belgique en garde contre le vieillissement de la population, la dette publique et la saturation des transports.

L'OCDE vient de consacrer une étude complète à notre pays. Voici les principales conclusions établies par l'organisation.

  • La Belgique a assez bien résisté à la crise, ainsi que l'illustrent notamment ses résultats relativement bons sur le front du chômage. Néanmoins, l'atonie persistante de la demande intérieure, la rapidité de l'assainissement des finances publiques et la lenteur de la croissance des marchés d'exportation vont peser sur la reprise économique. Dans ce contexte, la poursuite des réformes structurelles au-delà des mesures prises en 2012 renforcerait la compétitivité et la croissance, contribuant du même coup à assurer la viabilité des finances publiques malgré les pressions considérables exercées sur les dépenses du fait du vieillissement démographique.
  • L'assainissement des finances publiques avance bien, mais la dette publique reste élevée. Un effort considérable d'assainissement budgétaire a déjà été accompli, et le gouvernement s'est engagé à ramener le solde budgétaire structurel à l’équilibre d'ici à 2015.
  • Le renforcement de l'offre de main-d'oeuvre constitue un moteur de croissance clé. Les réformes du régime d'allocations de chômage et des allocations d’attente pour les jeunes demandeurs d’emploi devraient améliorer l’efficacité du marché du travail. Néanmoins, d'autres facteurs entravent toujours le fonctionnement du marché du travail, notamment le niveau élevé des salaires minimums sectoriels, les pièges à inactivité créés par l'ampleur des coins fiscaux, et le découplage entre l'évolution des salaires et celle de la productivité.
  • Le vieillissement de la population exerce des pressions à la hausse sur les coûts du système de santé. Celui-ci fournit des soins accessibles et les résultats obtenus sur le plan sanitaire sont globalement satisfaisants. Néanmoins, son fonctionnement pâtit d’efficience et de pratiques variables suivant les prestataires, de la forte consommation de médicaments et, peut-être, d'une demande excessive induite par l'offre. Les compétences en matière de santé sont dispersées entre niveaux d'administration et les caisses d'assurance maladie (mutualités) ont un rôle trop passif. La stricte réglementation de l'offre de services de santé risque de rendre le système trop rigide alors que le vieillissement démographique modifie la structure de la demande. Le secteur des soins de longue durée est fortement axé sur les soins en établissement.
  • L'infrastructure de transport est bien développée mais proche de la saturation. Malgré les réseaux relativement denses de routes et de voies ferrées, les encombrements demeurent un problème de taille autour des grandes villes, et sont coûteux pour l'économie, l'environnement et la santé.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés