La Belgique attire à nouveau le capital à risque

La Belgique est redevenue un marché attractif pour les investisseurs, selon une enquête du cabinet d'affaires NautaDutilh. Les activités de capital-investissement concernent principalement le secteur de la santé, les biosciences ainsi que l’énergie et les services de distribution. Les montants prévus restent restreints.

Le cabinet d’avocats NautaDutilh dévoile ce jeudi les résultats d'une enquête qu'il a menée auprès de cinquante-sept professionnels du capital-investissement et du capital-risque à propos de la Belgique. Selon ses conclusions, notre pays est redevenu un marché attractif. 

La moitié des professionnels interrogés par le cabinet d'affaires prévoient ainsi de nouveaux investissements dans les mois à venir.

Les acheteurs les plus actifs pourraient être les grandes entreprises, suivies par les sponsors et les sociétés de capital-investissement et de capital-risque. La majorité des opérations envisagées se situerait dans une fourchette de prix allant de dix à cinquante millions d’euros.

Les entreprises familiales prises pour cible

Selon 51% des sondés, les entreprises familiales seront les principales vendeuses. "Lorsque des sociétés familiales cherchent un acheteur, elles préfèrent opter pour un entrepreneur stratégique plutôt que pour une société de capital-investissement ", explique Elke Janssens, partner corporate chez NautaDutilh.

"Ces entrepreneurs considèrent leur entreprise comme leur bébé. Ce n’est pas le prix qui est l’élément prépondérant dans leur décision de vendre, mais l’avenir de leur entreprise et de leur personnel. C’est pourquoi ils sont parfois moins enclins à vendre leur entreprise à des sociétés de capital-investissement, qui vont professionnaliser l’entreprise de manière rationnelle afin de la revendre quelques années plus tard."

L'activité sur le marché du capital-investissement est dopée par les conditions macro-économiques, la confiance des investisseurs et les restructurations opérées par les institutions financières. 

" Au début de la crise, les banques intervenaient encore peu dans la restructuration de l’entreprise, mais les choses ont changé. Les banques contraignent les entreprises en difficulté à vendre leurs actifs, ce qui attire les sociétés de capital-investissement", détaille Sophie Jacmain du département "acquisitions".

Biotechnologie et maisons de repos

Les professionnels prévoient principalement des investissements dans le secteur de la santé, les biosciences, la technologie et l’IT, ainsi que l’énergie et les services de distribution.

"Les fonds de capital-investissement s'intéressent de plus en plus souvent dans des maisons de repos dans le secteur de la santé", remarque en outre NautaDutilh. 

Selon le cabinet, le secteur automobile généra moins d’opérations de capital-investissement que par le passé. "Il est probable que la législation et l’influence politique dissuadent également les investisseurs de s’aventurer dans la finance", estime NautaDutilh.

 

 


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