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La Belgique candidate à l'accueil d'une nouvelle antenne Galileo

©BELGAIMAGE

Une candidature qui entre dans la stratégie de renforcement du centre spatial de Redu soutenue par le gouvernement, explique le secrétaire d'État Thomas Dermine.

Le match est loin d'être gagné, mais les chances du Centre européen de Sécurité et d'Éducation spatiales de Redu (ESEC) sont loin d'être nulles. La Belgique s'est portée candidate auprès de la Commission européenne pour que l'Agence spatiale européenne (ESA) y développe une nouvelle unité de guidage et de navigation des satellites du programme Galileo. "La Belgique héberge déjà différents services Galileo à l'ESEC. Cette nouvelle opportunité d'accueillir une station TTCF sur le site géré par un opérateur privé pour le compte de l'UE permettra de pérenniser et de capitaliser avec les installations Galileo déjà présentes sur le site", justifie la décision du gouvernement.

Parmi les objectifs de ce nouvel équipement, la note gouvernementale pointe l'amélioration "des services liés au monitoring de l'espace par le signal Galileo" et une étude plus précise de l'état de la couche ionosphérique.

On le rappelle, la Belgique ne dispose pas d'agence spatiale propre, c'est donc Belspo, l'administration de la politique scientifique fédérale, qui pilote la candidature. Le secrétaire d'État en charge, Thomas Dermine (PS), précise que celle-ci s'inscrit dans une volonté de renforcer l'ESEC. "Notre stratégie de développement repose sur trois axes, explique-t-il. Renforcer son rôle de point névralgique de l'ESA en matière de cybersécurité, renforcer les opérations liées aux petits satellites, c'est dans cette optique que nous avons fait acte de candidature, et enfin la sensibilisation à l'espace et aux sciences via l'Eurospace Center qui est en constant développement".

1,3
Million d'euros
Le montant que le gouvernement fédéral est prêt à injecter pour le projet.

La candidature belge devait comprendre un opérateur privé désigné pour gérer ce nouveau centre de guidage. Pour le compte de la Belgique, l'ESA a sélectionné la société Antwerp Space, filiale du groupe allemand OHB-S. Pour valoriser sa position, le gouvernement fédéral propose d'injecter 1,3 million d'euros pour couvrir les frais d'installation et de financer 50% du coût d'exploitation de la nouvelle antenne pendant les 20 premières années, mais pas au-delà de 3 millions d'euros par an.

Neuf candidats

La lutte s'annonce très concurrentielle puisque 9 sites européens au total se sont portés candidats. En 2018, la Belgique avait loupé un investissement de 30 millions d'euros pour accueillir le centre de sécurité du système Galileo. Une des forces du projet est, à Redu, l'action conjointe de l'ESA et de la Commission européenne qui s'implique de plus en plus directement dans le secteur, indique Thomas Dermine. Le programme doit être lancé en 2022.

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