La Belgique est entrée en récession

Pas de signe d'amélioration pour l'économie belge. Au 4e trimestre, le PIB de la Belgique s'est tassé de 0,2%. Il avait déjà cédé 0,1% au 3e trimestre. Autrement dit: la Belgique est officiellement entrée en récession selon la définition généralement admise.

Selon la première estimation "flash" du produit intérieur brut (PIB) effectuée par la Banque nationale de Belgique (BNB), l'activité économique en Belgique a reflué au quatrième trimestre de l'année 2011. En volume, le PIB, corrigé des variations saisonnières et des effets de calendrier, a diminué de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente, la croissance du PIB continue de se tasser, s'élevant à 0,9 %, après une progression de 1,6 % au troisième trimestre.

Sur l'ensemble de l'année 2011, et selon une première estimation provisoire, le PIB augmenterait de 1,9%.

Recul au 3e trimestre

Selon l'Institut des Comptes nationaux (ICN), l’activité économique s’est légèrement tassée au troisième trimestre de l’année 2011. En volume, le PIB, corrigé des variations saisonnières et des effets de calendrier, a diminué de 0,1 % par rapport à la période précédente.


À un an d’écart, le ralentissement se poursuit, la croissance du PIB s’élevant à 1,6 %, contre respectivement 2,1 et 2,9 % aux deuxième et premier trimestres.

  • Après deux trimestres de croissance assez soutenue, la valeur ajoutée s’est contractée par rapport au trimestre précédent dans l’industrie (-0,3 %) et dans la construction (-0,8 %); elle est en revanche stable dans les services.
  • Seules les dépenses du secteur public progressent encore, la consommation augmentant de 0,6 % et les investissements, de 4,6 %.
  • Les entreprises ont en revanche diminué leur formation de capital fixe, de 0,3 %. Les ménages ont fait de même, leurs investissements en logements étant en retrait de 3,1 %, tandis que leurs dépenses de consommation baissent de 0,1 %.
  • Au total, la demande intérieure hors stocks diminue de 0,1 %. La demande extérieure est aussi en baisse, les exportations de biens et de services reculant de 0,9 % dans un contexte de ralentissement du commerce mondial.

Cet affaiblissement général de la demande privée semble n’avoir pas été totalement anticipé: à l’instar du recul de l’activité intérieure, le recul des importations de biens et de services est limité (-0,2 %) et les variations de stocks apportent, probablement de façon temporaire, une contribution positive à la croissance.

Au troisième trimestre de 2011, l’emploi intérieur a, pour la première fois en deux ans, diminué par rapport au trimestre précédent, de 0,1 %. À un an d’écart, la croissance de l’emploi ralentit mais s’établit encore à 1,2 % (soit quelque 53 000 personnes), après des hausses de 1,7 et 1,5 % au cours des deux premiers trimestres de 2011.


La progression à un trimestre d’écart du volume de travail des salariés s’est également arrêtée sous l’effet du ralentissement conjoncturel, et ce après une période de hausses parfois soutenues notamment sous l’effet de recours moindre aux mesures de flexibilisation du marché du travail comme le chômage temporaire. Il en ressort une baisse de la croissance à un an d’écart, qui atteint 1,7 % contre respectivement 2,1 et 1,9 % aux premier et deuxième trimestres de 2011.

 

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