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La Belgique, loin d'un paradis fiscal pour les grosses fortunes

©Caroline Sury

Globalement, en tenant compte de la taxation sur l'achat de logements et sur la succession, notre pays est un de ceux qui imposent le plus le patrimoine.

Dans une étude, la Banque nationale tord le cou aux clichés relatifs à l'attrait fiscal dont se prévaudrait notre pays pour les grosses fortunes.

L’article tente de situer les prélèvements existant en Belgique sur les revenus du patrimoine ou sur le patrimoine lui-même par rapport à ceux pratiqués dans les autres pays de l'UE.

Comparés à la moyenne de l'UE, relève la BNB, les prélèvements sur le patrimoine des particuliers et les revenus qu'ils en tirent rapportés au PIB sont globalement assez conséquents en Belgique.

Cela tient en partie au volume relativement important des actifs des particuliers en Belgique, mais aussi au taux de certains prélèvements.

Ainsi si les revenus annuels du patrimoine sont modérément taxés en Belgique, et que les prélèvements sur les plus-values sont quasi nuls, les achats de logements ou les successions sont en revanche lourdement taxés.

Le taux d'imposition effectif est réparti très inéquitablement entre les différentes formes d'actifs, souligne encore la BNB. "Certaines sont fortement subventionnées, par le biais des déductions fiscales dans le cadre de l'impôt des personnes physiques, comme l'épargne-pension, tandis que certains produits financiers, en particulier ceux assortis d'échéances courtes, sont assez lourdement taxés. Sur le plan international, on constate que les prélèvements sur le patrimoine au sens strict ont disparu dans la plupart des pays au cours des deux dernières décennies. Ils ont perduré dans quelques pays et il n'est pas exclu que la nécessité de procéder à une consolidation budgétaire en amène d’autres à les restaurer", estime la BNB.

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