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La Creg ne veut soutenir l'éolien que s'il n'est pas rentable

Le gouvernement fédéral veut se hâter de construire le deuxième parc éolien offshore. ©REUTERS

Dans le cadre de la construction d'un second parc éolien offshore, la Creg, le régulateur du secteur énergétique, propose de soutenir les producteurs uniquement lorsque les tarifs sont bas.

Le régulateur fédéral du secteur énergétique, la Creg, lance une proposition qui va faire du bruit: ne subsidier l'énergie éolienne que dans le cas où les turbines ne seraient pas rentables en raison d'un tarif trop bas. Une idée sur laquelle il travaille depuis juin, mais dont il n'a fait état que ce lundi sur son site internet.

L'organisme a comparé le système belge de subventions avec ceux en vigueur au Danemark, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Dans ces États, les parcs éoliens ne sont subsidiés que lorsque le prix de l'électricité passe sous un certain seuil. Inversement, les producteurs doivent verser une compensation aux autorités lorsque cette limite est dépassée.

"L'éolien en mer est désormais si bon marché qu'il pourra bientôt générer de l'argent pour la société."
Tinne Van der Straeten
Ministre fédérale de l'Énergie

Grâce à ce système, les investisseurs reçoivent la garantie de récupérer une partie de leur mise même lors des mauvaises années. En échange, ils doivent permettre que leurs bénéfices soient plafonnés les bonnes années.

Pas de subvention, mais des recettes

Avec les prix élevés actuels de l'électricité, grâce auxquels les parcs éoliens sont aujourd'hui rémunérateurs, les investisseurs du deuxième parc éolien offshore, la zone Princesse Elisabeth, devraient en principe céder une partie de leurs bénéfices aux pouvoirs publics.

Les éoliennes du premier parc offshore coûtent aujourd'hui des milliards d'euros de soutien, qui sont répercutés sur les factures d'électricité des consommateurs. Entre-temps, le coût de la construction des parcs éoliens a diminué.

Le ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten, voit des opportunités dans cette proposition. "L'éolien en mer est désormais si bon marché qu'il pourra bientôt générer de l'argent pour la société", réagit-elle. L'écologiste estime qu'il est "évident" que la forte baisse des coûts de l'éolien offshore "se poursuivra également dans le mécanisme de soutien que le gouvernement fédéral décidera plus tard".

Doublement de la capacité

Les critères exacts d'une nouvelle vente aux enchères n'ont pas encore été déterminés. La CREG insiste pour que le seuil soit fixé suffisamment haut. Par exemple, les investisseurs devraient avoir déjà installé 300 MW d'énergie éolienne en mer et fournir une garantie de 70 millions d'euros, afin de dissuader les aventuriers.

Le gouvernement fédéral veut se hâter de construire le deuxième parc éolien offshore. L'objectif est de lancer un appel d'offres en 2023, dans le cadre duquel les promoteurs pourront se porter candidat pour une concession. Le nouveau parc devrait permettre de presque doubler la capacité de l'éolien en mer d'ici à 2030.

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