La croissance 2013 meilleure que prévu

Luc Coene, gouverneur de la BNB. ©BELGA

La Banque nationale table sur une progression de 0,2% du PIB belge en 2013. Pour 2014, la prévision reste inchangée à 1,1%.

Dans ses dernières prévisions semestrielles rendues publiques ce vendredi, le gouverneur la Banque nationale de Belgique (BNB), Luc Coene a confirmé le scénario d'une "reprise lente et graduelle" de l'économie belge en 2014.

L'année prochaine, le Produit intérieur brut (PIB) devrait enregistrer une progression de 1,1%, un chiffre conforme à la prévision avancée en juin dernier. Pour cette année en revanche, la prévision a été légèrement revue à la hausse, avec un PIB attendu à 0,2% contre 0% il y a six mois.

Malgré cette reprise lente et graduelle, l'impact sur le marché de l'emploi ne sera que très légèrement perceptible. Le banque nationale table sur 2.500 créations nettes d'emplois l'an prochain. Ce qui est déjà nettement mieux que les 17.000 emplois perdus cette année. Compte tenu de l'augmentation de la population active, le taux de chômage devrait encore grimper pour atteindre 9,1%.

L'inflation restera largement sous contrôle, à 1,2% en 2013 et 1,3% en 2014. Ceci s'explique, d'une part, par l'évolution baissière des prix énergétiques et, d'autre part, par la faiblesse de l'inflation sous-jacente. "La maîtrise des coûts salariaux contribue à l'allègement des pressions inflationnistes", se félicite la Banque nationale.

A propos de la situation budgétaire, Luc Coene doute dans l'état actuel des choses de la capacité du gouvernement à maintenir la dette sous les 100% du PIB. On se souvient que le gouvernement avait annoncé son intention de vendre sa participation dans Fortis Banque afin de s'assurer que la dette ne franchisse pas le seuil des 100%.

"Nous avons tenu compte de cet élément, mais nous nous attendons à une accélération des dépenses publiques en 2014, notamment en raison du caractère non récurrent de certaines mesures d'économie décidées en 2013", explique Luc Coene. Il épingle également un risque de "mauvaise évaluation de la sousutilisation de certains crédits".

Par contre, le gouverneur n'exclut pas que le gouvernement ait gardé cetaines mesures sous le coude afin de s'assurer que la dette reste contenue sous les 100%.

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