"La dette ne doit pas dépasser 100% du PIB"

L'objectif du ministre des Finances est de maintenir l'endettement de la Belgique sous les 100% du PIB. A l'occasion du rapport annuel de la dette pour l'année 2012, le ministre a indiqué que l'Agence de la dette avait réussi à assurer les besoins de financement de l'Etat de façon optimale.

Le taux d'endettement belge est resté l'an dernier sous les 100% du PIB, ressort-il du rapport annuel de l'Agence de la dette, présenté mercredi à Bruxelles. "Le gouvernement souhaite qu'on ne franchisse pas les 100% et nous allons prendre les mesures nécessaires en ce sens", a indiqué le ministre des Finances, Koen Geens. C'est par ailleurs ce qui avait été convenu avec la Commission européenne à l'occasion du précédent contrôle budgétaire.

Le taux d'endettement de notre pays a progressé de deux points de pourcentage par rapport à 2011 en raison de la détérioration de la conjoncture et des différentes aides financières accordées par la Belgique, souligne l'Agence de la dette. Cette hausse a toutefois été moins marquée que la moyenne dans la zone euro, ce qui ramène le différentiel de la Belgique avec la zone euro de 10,5 à 9,2%.

Marc Monbaliu, administrateur-général de la Trésorerie, souligne l'importance "symbolique et psychologique" de se maintenir sous le seuil des 100%. Si cela peut être évité, il vaut mieux ne pas passer au-dessus, explique-t-il, tout en reconnaissant que, parfois, des problèmes peuvent se présenter qui ne laissent pas beaucoup de liberté.

Le ministre Geens a fait savoir que le gouvernement prendrait les mesures nécessaires pour ne pas faire grimper le ratio d'endettement au-delà des 100%: d'une part en maintenant le budget sous contrôle et d'autre part en se débarrassant de certains actifs, comme la vente en avril de Royal Park Investment, la 'bad bank' de Fortis. Il a également souligné qu'en conséquence de nouvelles règles budgétaires européennes, les Etats membres étaient tenus de réduire chaque année leur taux d'endettement de deux points de pour cent jusqu'à atteindre les 60%.

Les investisseurs étrangers friands de Certificats

Par ailleurs, "l'Agence est parvenue à émettre l'an dernier des emprunts à moyen et long terme, essentiellement sous la forme de son instrument phare qu'est l'obligation linéaire (OLO), pour plus de 48 milliards d'euros", ajoute le ministre Geens. Plus de 57% de ces OLO sont détenues par des investisseurs belges.

"L'intérêt des institutions belges pour les OLO se maintient mais cette tendance se perd légèrement", commente M. Monbaliu. Les investisseurs étrangers se montrent, eux, particulièrement intéressés par les certificats de Trésorerie. Fin décembre, 91,7% de ces certificats étaient détenus par des étrangers.

Le montant total des émissions des bons d'Etat pour 2012 s'est élevé à près de 142 millions d'euros, en nette diminution par rapport à 2011, année marquée par le bon dit "Leterme", qui avait permis de récolter 5,7 milliards d'euros.

L'administrateur général a encore indiqué que le Trésor avait réussi à faire diminuer l'an dernier les risques de refinancement et de refixation du taux de la dette.

Enfin, pour cette année, 63,7% du financement à long terme ont déjà été réalisés au 4 juin.

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