La direction de Dexia au-dessus des lois?

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Koen Geens a répondu ce jeudi aux reproches des parlementaires dans le dossier des rémunérations chez Dexia. Benoît Drève, député cdH, s'est alors inquiété de la ligne de défense du ministre des Finances face à une augmentation de salaire visiblement contraire à la norme légale.

Ambiance de bureau des doléances ce jeudi à la Chambre. En séance plénière, six députés fédéraux ont reproché à Koen Geens de minimiser les augmentations de salaire récemment intervenues chez Dexia. Trois membres de la direction auraient en effet vu leur rémunération annuelle grimper à 450.000 euros (+30%).

Unique francophone à interpeller le ministre des Finances, Benoît Drèze (cdH) s’est dit d’autant plus étonné par cette hausse de salaire qu’il s’agit d'une banque résiduelle "dont le pied de bilan ne cesse de diminuer. À partir d'aujourd'hui, Dexia doit en quelque sorte gérer les affaires courantes, c'est-à-dire l'actif qu'il lui reste jusqu'à extinction dans les dix ou vingt années à venir".

Le député centriste a exposé un curieux paradoxe, celui de la loi de 1996 qui encadre les salaires. "Pour la période 2013-2014, la loi de 1996 prévoit une norme salariale de 0 %, hors indexation et hors augmentation barémique. En imposable, pas en brut, la rémunération ne devrait pas augmenter si l'on veut respecter ce principe inscrit dans la loi de 1996".

Koen Geens a alors expliqué qu'il convenait de défendre la position de l'administrateur-délégué, Karel De Boeck, reconduit pour deux ans, contrairement à l'échéance de son mandat prévue pour août prochain. Autrement dit, fallait-il resserrer les rangs de la direction autour de De Boeck via un incitant financier?

En tout cas, Benoît Drèze a déploré le non-respect de la norme salariale puisque, dans une structure résiduelle telle que Dexia, "s'il y a augmentation des responsabilités en termes de fonction, il y a, a contrario, une responsabilité de moins en moins importante vu le périmètre réduit de la banque".

 

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