La famille socialiste affiche son unité à un an des élections

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Le parti socialiste est réuni dimanche en congrès à l'université libre de Bruxelles, l'occasion d'un soutien appuyé au parti frère, le sp.a, à un an d'importantes élections législatives régionales, fédérales et européennes qui pourraient mettre à mal le projet socio-économique belge dont ne veut plus la N-VA, principal parti flamand.

Présents dimanche au congrès du parti socialiste (PS), le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte et le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude John Crombez ont reçu un hommage appuyé pour leur action au sein du gouvernement fédéral.

La vice-première ministre Laurette Onkelinx, présidente de la fédération bruxelloise du PS, a salué les "combats" de Johan Vande Lanotte en faveur du pouvoir d'achat, à travers le blocage des prix dans l'énergie. "Ensemble, hein Johan, on leur en fait voir à cette droite libérale qui siège à nos côtés", a dit Laurette Onkelinx évoquant également les témoignages du vice-premier ministre sp.a et de la ministre de l'Emploi Monica De Coninck qui ont constaté l'état de pauvreté d'une partie des travailleurs allemands et dénoncé le dumping social qui menacent la Belgique.

Autre personnalité saluée dimanche, le secrétaire d'Etat John Crombez a également reçu des applaudissements nourris. "Voilà un jeune ministre flamand qui fait ravaler au monde de la finance dévoyée son arrogance et qui contribue à la fierté d'être socialiste aujourd'hui. Merci John", a dit Laurette Onkelinx.

Laurette Onkelinx a également rendu hommage dimanche à l'action du Premier ministre Elio Di Rupo, un "meneur", qui a notamment réussi à faire entendre à la Commission européenne la nécessité pour la Belgique de revoir sa trajectoire budgétaire.

Enfin, l'action commune avec la FGTB et la Mutualité socialiste a également été saluée. La secrétaire générale du syndicat socialiste Anne Demelenne a été fortement applaudie. "Nos relations ne sont pas toujours faciles mais même dans les moments difficiles, le dialogue n'a jamais été rompu", a dit Laurette Onkelinx.

Les compromis acceptés par le PS, aux responsabilités à tous les échelons de pouvoir, font régulièrement grincer des dents au sein de la FGTB. "Bien sûr, il y a des concessions amères, et notamment l'intensification de la régression des allocations de chômage, et pourquoi le nier, cela continue à nous faire mal" mais le PS et la famille socialiste portent au sein du gouvernement de nombreux "combats" et obtiennent "de nombreuses avancées pour le pouvoir d'achat", a assuré Laurette Onkelinx.

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