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La FEB et la N-VA isolées sur le nucléaire

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La sortie du nucléaire en 2025 et le régime des voitures de société étaient au cœur du débat entre les présidents de parti organisé ce lundi par la FEB.

Les entreprises – c’est bien connu – ne votent pas, mais ça ne les empêche pas d’avoir un avis sur des questions qui les concernent directement. C’est pourquoi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) avait réuni, ce lundi soir à Bozar à Bruxelles, les présidents de parti pour un débat de campagne.

Deux absences remarquées: les présidents socialistes, Elio Di Rupo (PS) et John Crombez (sp.a), qui s’étaient fait remplacer. Le présentateur, Ivan De Vadder (VRT), n’a pas pu s’empêcher d’établir un lien avec la présence des syndicats devant l’entrée de Bozar. Armés de pétards, ils tenaient à rappeler leurs revendications aux 1.200 invités de la FEB.

4 milliards €
Selon le PS et les verts, les voitures de société coûtent 4 milliards d’euros à l’État. Le ministre Johan Van Overtveldt (N-VA) parle plutôt de 2 milliards.

Comme on pouvait s’y attendre, les questions environnementales ont pris une place prépondérante dans un débat qui s’est très vite focalisé sur les centrales nucléaires et les voitures de société.

Sur la sortie programmée du nucléaire en 2025, la N-VA, représentée par le ministre des Finances Johan Van Overtveldt, est apparue très isolée. Tout comme la FEB, le parti nationaliste demande des garanties pour ne pas se retrouver avec des pénuries d’électricité au moment où la dernière centrale aura été mise à l’arrêt.

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En attendant, la N-VA plaide pour une prolongation de dix ans de Doel 4 et de Tihange 3, "afin d’assurer notre approvisionnement et d’éviter un emballement des prix", a justifié Johan Van Overtveldt qui, au passage a fait part de ses doutes sur la rentabilité du renouvelable. "Ces quinze dernières années, la Flandre a investi 20 milliards d’euros dans les énergies renouvelables. Or celles-ci ne couvrent que 6% de notre consommation actuelle."

"Si je dois sauter de l’avion, je m’assure d’abord d’avoir un parachute, plutôt que de sauter sans parachute et espérer pouvoir en agripper un pendant que je tombe", a renchéri Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

Tous les autres partis ont au contraire réaffirmé qu’ils ne comptaient pas abandonner la sortie du nucléaire en 2025, la plupart épinglant le "manque de fiabilité" de nos centrales, régulièrement mises à l’arrêt pour des pannes diverses.

Voitures de société

Sur les voitures de société, le débat était nettement plus équilibré.

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D’un côté, les socialistes et les verts ont plaidé pour la suppression pure et simple d’un dispositif qu’ils jugent coûteux pour l’État: 4 milliards d’euros selon eux, 2 milliards d’euros seulement selon Johan Van Overtveldt, qui renvoie aux estimations du Bureau du plan. Quoi qu’il en soit, ces montants devraient, selon les partis de gauche, être réinvestis dans une meilleure offre de transports en commun.

En face, la N-VA, l’Open Vld et le MR ont insisté sur le caractère "salarial" des voitures de société. Dès lors, il convient que l’abandon de celles-ci soit "compensé euro par euro à ceux qui en bénéficient aujourd’hui". Maxime Prévot (cdH) et Gwendolyn Rutten (Open Vld) ont en outre suggéré de réorienter le dispositif vers des voitures plus vertes. Jean-Luc Crucke (MR), lui, a insisté sur la nécessité d’un "service minimum" dans les transports publics.

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