La FGTB veut un moratoire sur les avantages en nature

La hausse du salaire minimum est une revendication phare de la FGTB.Objectif: 14 € de l’heure. ©Photo News

Ce mercredi, le syndicat socialiste présentait son mémorandum en vue des élections. Petit zoom sur les aspects fiscaux.

C’est la saison qui le veut: les mémorandums sortent les uns après les autres. Ce mercredi, c’était au tour du syndicat socialiste de livrer ses exigences et priorités, déclinées en quelque 150 propositions. Qui seront soumises aux différentes formations politiques, invitées à se positionner. Pouvoir d’achat, justice fiscale, "emplois de qualité", sécurité sociale "forte" et "libertés syndicales": les thématiques abordées ne vous surprendront guère. Comme il n’est pas possible, ici, de les exposer toutes, penchons-nous sur le volet fiscal – taquine, la FGTB parle de "social shift".

Salaire minimum. Le salaire horaire minimum brut, bloqué actuellement à 9,65 euros, doit évoluer vers 14 euros, soit un brut mensuel tournant autour des 2.300 euros. "Bien sûr, passer à 14 euros en un coup est impossible, reconnaît Robert Vertenueil, président de la FGTB. C’est pourquoi nous débutons par une hausse de 10%, soit environ 1 euro."

Globalisation des revenus. Contrairement aux partis occupant la gauche de l’échiquier politique francophone, la FGTB ne plaide nullement en faveur d’un impôt sur la fortune. Et si le capital doit certes être davantage mis à contribution, c’est via les petits qu’il génère et une globalisation des revenus. "Un euro égale un euro, assène Robert Vertenueil. Il n’existe aucune raison intellectuelle ou économique de taxer différemment un euro gagné par le travail d’un euro perçu via la location d’immeubles ou un placement." De quoi permettre de réintroduire de la progressivité dans l’impôt des personnes physiques.

"Les avantages en nature ne sont en réalité qu’un moyen de contourner l’impôt."
Robert Vertenueil
Président de la FGTB

Moratoire sur les avantages en nature. Nouveauté: la FGTB appelle à l’instauration d’un moratoire sur l’octroi de nouveaux avantages en nature. "Qui ne sont en réalité qu’un moyen de contourner l’impôt. C’est vrai, nous en avons négocié nous-mêmes. Mais la limite est atteinte. Car s’il s’agit d’un moyen d’agir sur le pouvoir d’achat, cela prive en même temps la Sécurité sociale de recettes." Alors, au bac chèques-repas, écochèques ou voitures de société? Pas si vite. L’intention de la FGTB est de faire le tri entre les mécanismes devant être maintenus, comme les chèques-repas, et ceux auxquels il serait bon d’appliquer une forme de prélèvement social, voitures de société en tête.

Une cotisation sociale généralisée (CSG) au profit de la Sécu. Il est question d’introduire une CSG de 2%, portant sur l’ensemble des revenus globalisés, devant servir à alimenter les caisses de la Sécu. Mentionnons encore une hausse de 1% de l’impôt des sociétés afin de financer durablement les pensions.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés