La fin des voitures de société diesel et essence en 2026

La note orchestrée par les préformateurs Egbert Lachaert (à gauche) et Conner Rousseau prévoit la fin des voitures de société diesel et essence en 2026. ©BELGA

D’ici 2026, toutes les nouvelles voitures de société devront être non émettrices de gaz à effet de serre, prévoit la Vivaldi.

Selon le projet d'accord de gouvernement actuellement négocié par les sept partis de la Vivaldi (Cd&V, PS, sp.a, Open Vld, MR, Ecolo et Groen), que L'Echo a pu consulter, le Fédéral veut, en accord avec les Régions, mettre progressivement fin à la vente de voitures équipées de moteurs à combustion, à condition que l'offre de véhicules à prix abordable soit suffisante. Et d’ici 2026, toutes les nouvelles voitures de société devront être non émettrices de gaz à effet de serre, ce qui exclut donc le diesel et l'essence.

La note prévoit aussi d'envisager cette possibilité pour les transports publics, les taxis et les véhicules partagés, en concertation avec les Régions.

Pas d'accord sur le nucléaire

Sur le nucléaire, par contre, il n’y a pas encore accord. La note évoque une diminution de la dépendance à l’énergie nucléaire sous la législature, mais ce point ne fait pas encore l’objet d’un consensus.

La partition de la Vivaldi

L'Echo a pu consulter la note des préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau servant de base à la tentative de formation d'un gouvernement fédéral avec les familles socialiste, libérale, écologiste et le CD&V. Le programme, c'est ici.

En ce qui concerne l'autre sujet qui crispe les partis autour de la table - la réforme de l'IVG (avortement), dans sa dernière ligne droite au Parlement - la Vivaldi a décidé de renvoyer la question à la commission Justice de la Chambre et de mandater un comité scientifique multidisciplinaire indépendant sélectionné par les partis participant à la négociation. Le but étant d’atteindre un consensus avant de pouvoir soumettre le projet à un nouveau vote.

Sur le plan des réformes institutionnelles, deux ministres (un francophone, un néerlandophone) seront en charge des réformes institutionnelles avec pour objectif de lancer un grand débat démocratique. Objectif: arriver à des paquets de compétences homogènes, ce qui signifie aussi bien en régionaliser certaines qu’en refédéraliser d’autres.

La déclaration de révision de la Constitution, traditionnellement déposée en fin de législature, le sera au début et la liste des articles qui peuvent être révisés comportera le "195", c’est-à-dire celui qui organise précisément la modification de la Constitution. Traduction : on ouvre tous les champs du possible en laissant une marge de manœuvre maximale aux négociations futures.

Relance et transition

Un gros chapitre de la note d'une centaine de pages est consacré à la "relance et à la transition": il y est question d'un "plan de relance socio-économique" à concrétiser avec les entités fédérées. Le renforcement de la solvabilité des entreprises en 2020 et 2021 sera prioritaire. La volonté est aussi de relever les investissements publics pour stimuler l'économie.

Au niveau du budget "une trajectoire budgétaire sur dix ans" est au programme. À partir de 2021, un "effort" de 0,1% du PIB par an sera de mise, augmenté d’un effort annuel variable de 0 à 0,5%, en fonction de l’économie. Pour contenir la dette, compte tenu d’une possible remontée des taux d’intérêt à long terme, la vente d’actifs non stratégiques et de participations sera envisagée.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés