La future Vivaldi s'engage pour une déclaration gouvernementale le 1er octobre

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La Première ministre aurait dû poser ce jeudi la question de confiance au Parlement, comme elle s'y était engagée au début de la crise du coronavirus. Mais les discussions pour former un gouvernement Vivaldi ont pris du retard.

Les sept partis de la future coalition Vivaldi déposeront en séance plénière de la Chambre une motion d'ordre par laquelle ils s'engagent à inscrire à l'ordre du jour du Parlement en date du 1er octobre une déclaration gouvernementale, a indiqué jeudi le chef de groupe MR, Benoît Piedboeuf. Une majorité soutient cette présentation d'une déclaration gouvernementale par 79 voix pour, 46 contre et 4 abstentions.

La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), aurait dû poser ce jeudi la question de confiance au Parlement, comme elle s'y était engagée le 17 mars. Les discussions pour former un gouvernement Vivaldi ont toutefois pris du retard, Covid oblige. Pour conserver un gouvernement de plein exercice alors que la crise sanitaire est loin d'être finie, les sept partis de la Vivaldi lui ont demandé de poursuivre sa tâche pendant encore 15 jours.

Rappelons que la semaine dernière, le gouvernement Wilmès avait annoncé qu'il tiendrait finalement jusqu'à la fin du mois. En cause: Egbert Lachaert (Open VLD) s'était mis en quarantaine pour deux semaines le 8 septembre dernier à la suite d'un test positif au coronavirus. Ce qui avait entraîné l'annulation jusqu'au 18 septembre des réunions entre les sept présidents de partis (PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen, CD&V) qui négocient la mise sur pied d'un nouveau gouvernement fédéral. Ils étaient toutefois restés en contact par vidéo-conférence. Annoncés négatifs ce mercredi, les sept présidents de partis vont pouvoir reprendre les discussions, en présentiel.

Début de séance orageux

La séance de rentrée de la Chambre a commencé dans une ambiance orageuse jeudi. La N-VA a voulu entendre une déclaration du gouvernement assortie d'une demande de confiance, comme la Première ministre Sophie Wilmès s'y était engagée à la mi-mars, lorsqu'elle a reçu la confiance du Parlement. Le président, Patrick Dewael (Open Vld), n'a pas accédé à la demande, la question devant être abordée lors des interpellations plus tard dans l'après-midi.

Le ton est monté lorsque le président a voulu passer aux prestations de serment de nouveaux députés et aux questions d'actualité. La N-VA ne l'entendait pas de cette oreille et son chef de groupe, Peter De Roover, a réclamé en vain une interruption de séance. Pendant que les nationalistes s'époumonaient, M. Dewael a poursuivi, sans faiblir, l'ordre du jour.

La première question, posée par Peter De Roover et Peter Mertens (PTB), portait sur la politique du gouvernement en ce début de session parlementaire. Sophie Wilmès a rappelé que la confiance reçue du parlement portait sur la gestion de la crise du coronavirus, les autres politiques étant menées sous le contrôle du parlement comme s'il s'agissait d'affaires courantes. "Nous continuerons à travailler dans le même périmètre. C'est une question de respect du parlement, de tout le parlement", a souligné la Première ministre.

Deux nouvelles députées devaient prêter serment. Seule l'élue sp.a, Vicky Reynaert, s'est exécutée, l'élue N-VA, Sigrid Goethals, n'a pas bougé à l'appel de son nom. Sa prestation a eu lieu quelques minutes après l'incident.

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