La N-VA plaide pour l'allocation de chômage minimum après deux ans

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La N-VA a introduit à la Chambre une proposition de loi sur la réforme de la dégressivité des allocations de chômage.

Avec leur proposition de loi sur la réforme de la dégressivité des allocations de chômage déposée à la Chambre, les nationalistes flamands donnent forme au chapitre final du jobsdeal, qu’ils avaient constitué dans le courant de l’été dernier avec les autres partis de la majorité.

Les allocations de chômage baissent déjà avec le temps. Dans le jobsdeal, il a été conclu qu’on inciterait davantage les chômeurs à chercher un emploi en leur donnant d’abord un peu plus d’allocations, puis en les faisant baisser rapidement, pour finalement atteindre le minimum. Le député N-VA Jan Spooren propose d’accorder aux chômeurs, durant les trois premiers mois suivant leur licenciement, 70% de leur dernier salaire comme allocation de chômage, avec, bien entendu, un certain plafond. Aujourd’hui, il ne s’agit que de 65% du dernier salaire.

Deux au lieu de quatre

Les trois mois qui suivent, les allocations devraient aussi être un peu plus élevées. En contrepartie, la proposition stipule qu’après deux ans, le chômeur ne touche plus que l’allocation minimale. Ce qui n’est le cas, aujourd’hui, qu’après quatre ans de chômage.

La proposition stipule qu’après deux ans, le chômeur ne touche plus que l’allocation minimale.

Avec cette proposition, la N-VA, qui s’est retirée du gouvernement fin décembre suite au tintouin lié au pacte de migration, exerce une pression sur ses précédents partenaires de coalition. Ces derniers veulent toujours approuver le jobsdeal et comptent, pour cela, sur le soutien des nationalistes flamands.

Mais la N-VA ne compte qu’approuver le deal si la réforme de la dégressivité des allocations de chômage lui convient. Le ministre fédéral de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) a sa propre proposition, mais elle est jusqu’à ce jour toujours secrète.

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