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La Politique scientifique fédérale se cherche un nouveau patron

Belspo gère les différents établissements scientifiques fédéraux, dont notamment le nouveau Belgica, le navire océanographique belge. ©BELGAIMAGE

Le premier appel de cette année pour le poste de président du comité de direction de Belspo n’a pas livré de résultats concluants. Une deuxième procédure est en cours.

Belspo, la Politique scientifique fédérale, se cherche un chef. Ce service de l’État belge doté d’un budget annuel d’environ 530 millions d’euros, qui chapeaute notamment les établissements scientifiques fédéraux (IRM, Observatoire, Archives, Institut des Sciences naturelles, etc.) et qui gère les budgets spatiaux du pays, de même que certains programmes de recherche, est actuellement dirigé par un président ad interim: Pierre Bruyère, directeur du service ICT de Belspo. 

Une procédure de recrutement en vue de la nomination d’un nouveau président a été lancée en début d’année. Mais elle n’a pas permis de dénicher la perle rare. Un nouvel appel a donc été lancé. Le job ne ferait-il pas (plus) rêver? "Personnellement, je ne suis pas candidat", indique Pierre Bruyère. "Ma carrière se termine dans deux ans, or, le mandat d’un président du comité de direction est de 6 ans. Dans ce contexte, me présenter n’a pas de sens."

530
millions d'euros
Le budget de Belspo est d'environ 530 millions d'euros.

La procédure de recrutement du, ou de la, futur(e) président(e) du comité de direction de la Politique Scientifique fédérale comporte plusieurs étapes. Après un premier examen des dossiers, les postulants qualifiés sont invités à se soumettre à un test informatisé. Celui-ci est éliminatoire. Celles et ceux qui le réussissent sont alors invités à se présenter devant une commission de sélection, laquelle les évalue et les classe sur une échelle à quatre niveaux. Seuls les noms de ceux classés dans les deux premiers niveaux sont alors transmis au Secrétaire d’État en charge de la Politique scientifique.

Quinze candidatures, zéro lauréat

"Lors du premier appel qui s’est clôturé au mois de mai, quinze candidatures admissibles ont été reçues", précise Valérie Mollard, responsable du département Sélection de mandataires et managers, au Selor, le bureau de sélection de l’administration fédérale belge. "Au terme de la procédure, aucun lauréat n’a été consacré." Ce qui signifie qu’aucun des candidats ayant passé l’ensemble des étapes de la sélection n’a été classé utilement ("A" ou "B") par la Commission de sélection. Résultat, aucun nom n’a été communiqué au Secrétaire d’État Thomas Dermine (PS) en charge de la Politique scientifique pour une éventuelle nomination.

Est-ce inhabituel? Mme Mollard ne voit là rien d'exceptionnel. "C’est déjà arrivé dans le passé", dit-elle. D’où la nouvelle procédure de recrutement dont l’appel à candidatures s’est clôturé le 15 septembre. Aucune information sur le nombre de candidats ni sur les délais de la procédure en cours ne filtre à ce sujet.

Entretemps, Belspo est loin d’être paralysée. Même si sa mission n’est que temporaire, M. Bruyère assure le bon fonctionnement de cette administration et de ses services.  "En ce qui concerne une stratégie à long terme pour cette administration, ce sera au nouveau président ou à la nouvelle présidente à l’impulser, en étroite collaboration avec le gouvernement", conclut-il.

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